Argenteuillais démocrate… sans frontière

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lundi 5 décembre 2016

Avis aux tacticiens gênés par la candidature Jean Lassalle

Un ami-Facebook et ancien camarade au MoDem écrit :

J'appelle solennellement François Bayrou, Jean Lassalle et Mme Pinel à ne pas participer à un éparpillement des voix qui favoriserait les extrêmes, mais à soutenir le seul candidat modéré qui a une (toute petite) chance d'être au second tour, je veux dire Emmanuel Macron.

Les élections des dernières années, de toute forme et dans beaucoup de pays, ont fait litière de l'argument "regroupons nous derrière LE candidat "modéré" qui a une chance de l'emporter". La chance de l'emporter, elle vient quand un candidat fait face aux difficultés que rencontre le pays. La modération à elle seule n'y peut rien.

C'est comme en entretien d'embauche ("veuillez s'il vous plaît embaucher le seul candidat modéré qui, mis en finale, éviterait à l'entreprise que ce soit l'affreux(se) XXX qui soit embauché(e)" : qui peut-on convaincre avec ça ?!).

Bien sûr, on a le droit de penser qu'Emmanuel Macron fait face aux difficultés du pays. Il me semble au contraire que son projet politique (désormais publié) est d'une immense timidité, pour ne pas dire conservatisme ; même Hollande 2012 était plus hardi. Sous réserve d'une lecture plus approfondie.

Je pense Emmanuel Macron de bonne volonté, mais il me semble que nous avons besoin d'une impulsion bien plus forte et venant bien plus directement du peuple (au lieu de communicants et think tanks paris-parisiens). Après quoi, si Emmanuel Macron et les siens soutiennent ce mouvement et contribuent, par exemple, à porter Jean Lassalle à la présidence de la République, j'en serai enchanté.

Pour mémoire selon Gov (un des rares baromètres sinon le seul qui inclue Jean Lassalle ; et il revendique près de 10 millions d'avis exprimés sur ses différents mini-sondages) c'est actuellement François Fillon qui est en tête avec 50%, devant Emmanuel Macron et Jean Lassalle à égalité avec 40%. Sachant que le classement d'ensemble est tout à fait proche de celui d'Ipsos par exemple : ce qui suggère que ce baromètre n'est pas truqué par l'influence de telle ou telle campagne.

Donc, avis aux tacticiens : négliger la popularité de Jean Lassalle est une aussi bête erreur de perspective que d'avoir jugé Alain Juppé quasi élu d'avance.

Bien sûr, on a le droit de penser que Jean Lassalle ne représente pas nos valeurs, ignore les difficultés du pays, ou que le projet qu'il propose dans son livre de campagne ne nous convient pas. Et dans ce cas, de ne pas le soutenir. À chacun d'en juger ! Moi, démocrate et au centre, je me sens bien représenté par ce candidat, ses valeurs et sa campagne.

jeudi 1 décembre 2016

On regrettera François Hollande si…

… si Marine Le Pen devient Présidente, ou que l'explosion économique et sociale programmée par François Fillon se concrétise.

On regrettera, à tout le moins, un quinquennat pendant lequel la Justice aura pu travailler et être respectée, malgré le manque de moyens.

Le bilan du mandat François Hollande restera très similaire à celui des mandats de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy : dans des styles différents, la même apparente impuissance face à l'état du monde. La même routine de faire semblant.

Mais le monde, lui, a changé d'état. Pendant le mandat de François Hollande, la guerre initiée le 11 septembre 2001 a frappé notre territoire, et dévasté d'autres pays. Pendant le mandat de son prédécesseur, la crise financière a prouvé la corruption profonde du capitalisme mondialisé par la spéculation financière.

Dans cette crise profonde, dans cette guerre interminable, combien de temps faire encore semblant ? Combien de temps ergoter sur les équilibres subtils qui ne dérangeraient personne ?

La France n'en sortira que par un changement radical.


Billet reformulé le 2 décembre matin

mardi 29 novembre 2016

Pour 2017, un autre projet que celui de la soumission

La primaire a désigné dimanche dernier, pour porter les couleurs du parti LR, François Fillon : un homme d’expérience, puisqu’il est entré à l’Assemblée Nationale il y a 35 ans.

Le premier secrétaire du PS estimait ce lundi que sa propre primaire allait désigner un représentant de « la majorité du PS », c’est-à-dire un candidat de continuité.

Emmanuel Macron a annoncé jeudi dernier, en l’appelant « Révolution », un programme politique qui consiste à ne rien changer à la politique actuelle.

Ils prennent aux pauvres pour donner aux riches.

Ils entretiennent l’état de guerre mondiale qui peut nous éclater au visage.

Ils laissent la mainmise sur les décisions économiques, à Paris et à Bruxelles, au grand capital financiarisé.

Ils ignorent et ils bafouent les efforts des Français, salariés, agriculteurs, entrepreneurs, bénévoles, étudiants, pour s’en sortir et pour sortir, chacun à sa place, le pays de la crise.

Ils ouvrent plus qu’un boulevard, une autoroute, au nationalisme et à un vote pour des candidats pires encore.

Aucun n’a tiré les leçons des élections récentes dans les grandes démocraties.

Jean Lassalle propose un autre projet. Celui de nous libérer de l’emprise financière. Celui de gérer comme une famille nos biens communs, écologiques, culturels, au lieu de les abandonner aux marchés. Celui de rendre leur pouvoir aux institutions les plus démocratiques, la commune, la République : de reprendre ce pouvoir aux technocraties gangrenées par la corruption. Celui d'arrêter les machines infernales qui nous enlèvent la maîtrise de notre destin. Pour que, selon son expression, l’Homme retrouve l’Homme.

Rassemblons-nous avant qu’il ne soit trop tard !


NB — 1er décembre 2016 : ce billet est une reformulation d'un communiqué de presse de Jean Lassalle.

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