Argenteuillais démocrate… sans frontière

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mardi 3 octobre 2017

Ciutadans de Catalunya

"Droit à l'autodétermination des peuples" : quelqu'un doute que les Catalans soient un peuple ?

Ce petit tweet a suscité parmi mes amis — seulement sur Facebook, pas sur twitter — un débat vif entre pro- et anti-indépendance de la Catalogne, ou plus généralement, de régions faisant partie d'un État.

Je connais fort peu la Catalogne, et n'ai aucune raison d'être pour ou contre son indépendance.

En revanche il me semble que c'est un choix qui revient aux Catalans. Je suis donc tout à fait d'accord avec la position d'Albert Rivera qui appelle le premier Ministre espagnol Mariano Rajoy à permettre un vote dans le respect de la constitution.

Albert Rivera dirige le parti Ciudadanos (Citoyens), lui-même issu de l'association catalane anti-indépendantiste Ciutadans de Catalunya, qui, selon wikipedia, considère un « pays formé par des citoyens et non par des territoires ».

Nous voilà ramenés au pacte fondateur de la démocratie. Ce sont des gens qui nouent ce pacte et sont liés par lui.

Alors que l'État est un être territorial. Le gouvernement, sa police et son armée pourraient être des algorithmes et des robots, que ce serait encore un État.

Le choix essentiel qui revient soudainement devant nous — sur nos écrans de télévision — est là. À quoi sommes-nous le plus attachés ? Aux frontières, au contrôle du territoire ? Ou aux peuples, aux citoyens qui choisissent de partager leur souveraineté individuelle pour avoir plus de pouvoir ensemble, pour faire vivre une démocratie ?

photo_aerienne_camping_Catalogne.png

mercredi 20 septembre 2017

Petit matin gris du commentaire politique

Art Goldhammer écrivait au lendemain des législatives : voici venue la morte saison du commentaire politique. The silly season, dans le texte.

Pour éviter d'être silly, j'ai préféré me taire :-) au moins sur ce blog.

Mais voilà déjà le petit matin gris où, fête finie, certain·e·s pensent à regagner leurs appartements, à droite ou à gauche.

Soit la nouvelle majorité, et le gouvernement, changent énormément de choses, y compris et surtout sur des sujets autres que ceux qui clivent gauche et droite (par exemple : faire la guerre aux lobbys du Grand Paris et des big pharma, rétablir le service national, instaurer la proportionnelle aux législatives, passer à une action étrangère et militaire sensée et efficace contre l'EI et al Qaïda, restaurer la capacité de décision et d'action des communes face aux technocraties, mettre fin à l'emprise des multinationales sur la politique commerciale, etc.)… : alors, le clivage s'estompera, le pays se transformera, et, accessoirement, la majorité trouvera dans ce mouvement sa cohésion.

Soit le gouvernement et ses soutiens se prennent les pieds dans les vieilles controverses si usées qu'elles ne bougent presque plus rien de la vraie vie, genre, quarante-douze dispositions du code du travail et trente-quinze promesses de dénucléariser quand les poules auront des dents : le camp "majoritaire" se délitera, et le dernier carré se retrouvera bien petit à la prochaine rentrée.

Soit le Président se limite à l'équilibrisme et aux grands mots, et il tombera de son fil bien avant un an.

samedi 12 août 2017

Pas député

Je ne suis (toujours) pas député — moi non plus :-)

Je mijotais ce petit billet depuis juin, c'est l'article très sympathique du JDD sur le groupe MoDem qui le fait accoucher.

Je le dois à mes ami·e·s de la circonscription ou de plus loin, qui y croyaient pour moi. Ils et elles ont vu venir la vague "En Marche !", le conjonction Bayrou-Macron, le déferlement du centre aux législatives, et m'ont dit ou écrit : Frédéric, pour y aller c'est maintenant ! Le renouvellement dont parle Macron, la société civile, le rajeunissement, c'est tout toi.

Ou, s'ils avaient remarqué que je m'étais engagé dans l'aventure romantique de la campagne Jean Lassalle, ils regrettaient que j'y perde mes chances ; ou, une fois la présidentielle perdue, ils me disaient qu'il était encore temps de me recycler.

Et je me sentais bien en phase avec eux sur deux points.

D'abord, le renouvellement c'était maintenant. Un train est passé et je l'ai manqué.

Ensuite, je kifferais d'être député. Je crois être bien plus fait pour ça que pour maire ou ministre — par exemple :-)

J'aurais été très heureux de travailler avec des personnes que je connais et apprécie autant que Marc Fesneau, Erwan Balanant ou Jean-Louis Bourlanges, cités par cet article.

D'ailleurs j'avais été candidat à la législative 2012 et avais déjà présenté ma "candidature à la candidature" en 2007.

En 2016-2017, espérant toujours le même changement démocrate ;-) je me suis engagé avec Jean Lassalle, comme je l'avais longuement écrit sur ce blog, et comme j'avais eu l'occasion de le dire au député sortant. Je reste engagé avec lui et sur son projet pour notre pays.

Le résultat de cette campagne présidentielle a été modeste. Pourtant, j'ai encore espéré qu'une coalition se constitue sur des objectifs communs, pour faire le renouvellement, au lieu que les gagnants de la présidentielle se laissent tenter par la facilité d'une razzia sans lendemain, et au lieu que chaque parti battu digère dans son coin son coup de bambou.

Je n'ai pas su convaincre que c'était possible (et peut-être que ça ne l'était pas). "Résistons !", le parti fondé par Jean Lassalle, est entré en campagne seul. À Argenteuil-Bezons, j'ai trouvé coûteux et inutile de présenter une candidature isolée, vouée à flirter avec le 1% des voix : expérience très utile, mais que j'ai déjà faite par le passé.

Les élus de juin ont toute ma sympathie, à commencer par notre nouvelle députée d'Argenteuil-Bezons, Fiona Lazaar.

Mais ne pas être député me donne la liberté précieuse de l'observateur engagé ! Le plaisir de pouvoir soutenir toute initiative qui me semble heureuse, qu'elle vienne de LO ou du FN, du gouvernement ou de l'opposition.

Et ça m'épargne le risque de brasser du vent au Palais-Bourbon sur des sujets déjà bouclés…

… alors que tout près de chez nous, se prennent des décisions lourdes de conséquences pour les Argenteuillais·es et Bezonnais·es, qui demandent tout mon engagement !

Et voilà pourquoi, internautes et ami·e·s, ce blog de politique nationale a tant ralenti ;-) C'est ailleurs que je me bouge.

Bonnes vacances parlementaires, bonne fin de vacances scolaires, et à très bientôt !

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