Argenteuillais démocrate… sans frontière

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mardi 4 décembre 2018

Jean Lassalle chez Sonia Mabrouk sur Cnews : "C'est l'Homme qui est atteint"

… Quand on pense aux zéro secondes d'antenne de Jean Lassalle sur Cnews en 2016-2017[1], ça fait plaisir d'entendre un débat comme celui-ci. Surtout le dernier quart d'heure (à partir de 30'08s) : Hayk Shahinyan et Jean Lassalle très, très justes à mon humble avis.

"— (Jean Lassalle) : Le pouvoir politique n'est plus qu'un théâtre d'ombres en France.

Le problème qui arrive à M. Emmanuel Macron, c'est qu'il a cru, je pense, lui-même…

Je lui avais dit non quand il est venu me voir (2016), il voulait me mettre à la place de Richard Ferrand, je lui ai dit "je ne peux pas". Il voulait un député qui ait de l'expérience, un franc-parler, qui n'ait pas peur de se mettre un petit peu en exergue, je pense.

Je lui ai dit : non, Emmanuel, d'abord parce que je suis candidat moi-même, et parce que ton truc ne va pas marcher. Je me réjouis que tu mettes les républicains et les socialistes par terre, si tu arrives, tant mieux, et les centristes avec, parce qu'il y a trente ans qu'ils se passent la balle et il ne se passe rien, ils nous détruisent.

Et parce que tu ne connais pas la France, Emmanuel. Imagine-toi à côté de Chirac ou de Mitterrand. Eux connaissaient le moindre village. Toi, tu as fait des études brillantes. Tu as été retenu ensuite chez Rothschild. Tu est revenu à l'Élysée. Et là, en trois ou quatre ans, tu as pris la place des deux copains qui t'avaient retenu pour te promouvoir… Mais tu t'es promu trop vite.

Toi du viens de chez Rothschild, moi je viens de Lourdios-Ichère.

Le problème c'est que nous ne maîtrisons plus rien. Le capitalisme le plus exacerbé, celui qui n'est pas au service de l'entreprise, petite ou grande, il est là pour spéculer, et contre l'Homme, et c'est l'Homme qui est atteint. C'est pour ça qu'il est soudain descendu sur la rue…

— (Sonia Mabrouk) Vous parlez d'une révolution, d'un système et d'un modèle ?

— (Jean Lassalle) : … Il a pris conscience, et je le dis volontiers, parce qu'il vaut mieux prévenir que guérir.

On a compris ce qui n'allait pas, parce que nous sommes tous un peu … Qu'on soit dans le XVIème arrondissement ou à Lourdios-Ichère éloigné de tout, on sent bien que ça va pas, on a tous des enfants !

Le président Macron peut se relancer. Sinon il ne terminera pas le mandat. (…)

— (Sonia Mabrouk) Est-ce que les médias sont trop bienveillants avec les Gilets Jaunes ?

— (Général Soubelet) : Je pense que le soutien (populaire) est inconditionnel sur le fond, sans aucune difficultés, mais pas sur la forme.

— (Jean Lassalle) : C'est le bon sens ! Personne n'a envie de voir couler du sang, sauf des êtres désespérés — et il y en a beaucoup, il faut en tenir compte. Vous (Sonia Mabrouk), vous êtes une émerveilleuse, parce que vous nous permettez de trouver des réponses là où il n'y en avait pas jusqu'à ce soir."

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Écouter aussi la première partie de l'émission ici : "Quand il y a cette colère, il faut éviter d'être donneur de leçons, il faut être à hauteur d'Homme. Nous faisons partie du même peuple."


Note 10 décembre 2018 : retrait d'un commentaire signé "T" contenant une attaque personnelle contre une personne citée dans le billet. Occasion de rappeler que les attaques contre des personnes contreviennent aux règles de ce blog, de même que les commentaires hors sujet du billet (et qu'en cas de répétition de ces pratiques, je me contente, ayant autre chose à faire dans la vie, de retirer tous les commentaires de leur auteur, quel que soit leur contenu, et après l'en avoir averti par mail).

Notes

[1] Jusqu'à la déclaration du Conseil Constitutionnel validant ses 700 signatures.

jeudi 29 novembre 2018

"Une France qui se réveille" — Jean Lassalle sur les gilets jaunes

Extraits de son interview par yahoo actualités.

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"Ça ressemble à la France. C’est une France qui se réveille de nouveau, qui a envie de reprendre son destin en main. Ces hommes, ces femmes, ces jeunes… Ces femmes, elles ne sont pas là pour subir, elles ne veulent pas non plus prendre le pouvoir, elles ne veulent plus être traitées comme moins que rien, comme ils disent : comme des sous-merdes.

C’est toujours pareil : ce qui manque, c’est de se réapproprier l’espace politique. De ne plus le subir. De dire : oui, il y d’autres voies, on va les faire.

Il va falloir changer d’orientation. Reconstruire un État. Un État moderne : plus léger, mieux adapté, très opérationnel. Il faut réorganiser les conditions de la Liberté, Égalité, Fraternité sur l’ensemble du territoire. On doit remettre des services publics, et pour ça, il faut remettre de l’argent. Il faut abattre la loi NOTRE et toutes ces lois qui ont saccagé l’organisation territoriale de notre pays.

Il faut changer le visage de la France : elle ne doit plus être dans une posture colonisatrice, ni dans une posture guerrière, ce qui empêche de tenir notre rang. Ce n’est pas en vendant des armes à nos pires ennemis, ceux-là même qui arment ceux qui viennent nous trancher la gorge, ceux qui affolent nos banlieues, qu’on s’en sortira. Il y a aussi un non-dit très lourd ! Il faut ensuite très rapidement se positionner sur une nouvelle énergie, le solaire. La mer est une puissance colossale. Pour ça, il faut se dépêtrer des salopards qui nous tiennent par le pétrole.

Nous allons pouvoir redéfinir un pacte social, un peu comme le Conseil National de la Résistance avait pu le faire, mais cent millions de morts en moins.

La France a souvent eu cette capacité à sonner, à donner, hop, le signal ! Il y a un certain nombre d’années qu’elle veut le faire. Je sens que c’est comme un bourgeonnement, qui met du temps à dire son nom. Moi, je pars du principe qu’elle peut le faire.

Il faut maintenant que des hommes et des femmes se lèvent et disent : nous voulons accompagner ce mouvement, forts de nos différences. Comme un certain nombre de ces hommes et femmes qui n’avaient jamais fait de politique et qui deviennent, en quelques jours, des leaders."

dimanche 18 novembre 2018

Fin de saison sportive à Boul'Bill'

La vraie fin de saison pour les demi-fondeurs, c'est la corrida de Houilles (10 km), entre Noël et jour de l'An ; je me demande si j'irai.

Mon espoir pour cette année 2018 était de réussir un bon semi-marathon.

Mon meilleur temps, 1h20'23'' à Boulogne-Billancourt, date de novembre 2014. Peu après, j'étais tombé très stupidement d'une fenêtre de ma maison, cheville cassée, suivie d'une algodystrophie qui m'a éloigné des pistes une année et laissé une cheville plus raide que l'autre — un classique, et j'ai bien de la chance d'être arrivé à mon âge de vétéran 2 avec si peu de "pocs" et soucis de santé.

J'avais profité de cette interruption forcée pour changer de foulée à l'aide de chaussures plates, qui avaient aussi l'avantage de faire travailler les chevilles — et lutter contre l'enraidissement.

Mais je n'ai pas réussi depuis à retrouver un rythme d'entraînement régulier au long de l'année.

J'ai essayé la formule "stage intensif", un peu plus de 300 km en fractionné en 2 semaines, en juillet dernier : la France en courant.

Un ami coureur m'avait dit : tu verras, dans les 2-3 mois qui suivent, tu battras tes records sur semi et marathon.

Il avait oublié de préciser : sauf tendinite qui mettrait 2-3 mois à disparaître.

J'ai couru fin août le semi-marathon, très vallonné, d'Heudebouville avec mes muscles tout neufs et une tendinite rebelle. Je finis en un peu moins de 1h30', une barre sympathique pour les quinquagénaires ("vétérans 2") car c'est la "qualification" pour les championnats de France. Une barre très généreuse, et les championnats en question sont des courses ouvertes à tous, mais bon, ça flatte l'ego. Sauf que le semi d'Heudebouville n'est pas "qualificatif" : le temps compte pour du beurre.

La dernière chance de l'année était le semi de Boulogne-Billancourt ce 18 novembre. Presque 10000 inscrits, un événement dans le monde du running.

J'ai voulu retrouver des repères, malgré un entraînement toujours aussi lacunaire, en courant d'abord le semi d'Épinay-sur-Seine le 14 octobre. Parti tout doucement, j'ai commencé à prendre un rythme modeste aux 12km, sur le joli parcours en berges de Seine… pour exploser presque aussitôt, après le passage des 15 km. J'ai fini la course en alternant des marches titubantes et du petit footing, offrant ma carcasse épuisée aux photographes du parcours, aux bénévoles apitoyées[1] et aux encouragements des concurrents qui me repassaient. Un peu moins de 2 heures à l'arrivée ; mais par un heureux concours de circonstances, les résultats n'ont jamais été publiés.

Bilan global : la tendinite toute neuve de juillet a complètement disparu, les muscles tout neufs de juillet aussi.

Hier, je n'en menais pas large. J'ai pris mon vélo pour aller chercher le dossard ; 2 heures de vélo ne sont pas la recommandation habituelle pour se mettre en forme la veille d'une compétition, mais je me suis dit que ça me ferait du bien ; plus de bien en tout cas que 2 heures de transports en commun.

Une bonne dose de riz cantonais avant de dormir, sac prêt, avec quelques options selon qu'il ferait plus ou moins froid. 4°C étaient annoncés.

Arrivant sur place, je retrouve la grosse organisation, les nuées de bénévoles et de sponsors que j'avais trouvés en 2014, plus, sur le podium et au micro, un très bon coach d'échauffement. Et je découvre avec bonheur qu'il y aura un meneur d'allure pour 1h30 (parfois, il n'y en a que pour des chronos moins rapides). De quoi m'éviter mes deux travers habituels, celui de partir trop vite, et celui de partir trop lentement.

Alors j'ai suivi avec discipline, pendant 13 km, le peloton emmené par le meneur d'allure et sa flamme jaune. En prenant juste une pause à chaque ravitaillement pour revenir ensuite "à l'élastique" sur le peloton.

Au passage du 13ème kilomètre, à la sortie du Bois de Boulogne, une concurrente qui en avait sous le pied a quitté le peloton, accompagnée par un coureur masculin du même club, pour prendre un rythme un peu plus rapide, tout en restant sous les 15 km/h ; je l'ai suivie, toujours à l'élastique, jusqu'à l'arrivée.

Dans le dernier kilomètre, bon nombre de concurrents plus jeunes accélèrent fort et me repassent devant, c'est normal, chacun sa course. Je finis en 1h28'14'', 707ème globalement et 60ème "vétéran 2", assez loin de mes ambitions initiales, mais très heureux d'avoir effacé le mauvais souvenir d'Épinay. Et de finir l'année avec l'inutile mais fameuse "qualif".

À l'arrivée, dans la bonne tradition de la course à pied, tout le monde se congratule, vante la belle course du voisin, et vient en aide aux plus abattus - il n'y en avait pas beaucoup, d'ailleurs.

Pendant ce temps, mes camarades de l'Union Sportive Argenteuillaise organisaient le "cross du Cerisier", bravo à eux, avec mes excuses pour leur avoir fait défaut.

Et cet après-midi, j'ai encore trop la tête dedans pour faire mon travail en retard sur la politique argenteuillaise et nationale-européenne, le comité Jean Vilar ou le travail tout court, alors voilà, j'ai raconté ma vie sur ce blog ! Point final, on repasse aux choses sérieuses.

Notes

[1] eh oui, beaucoup de femmes parmi les bénévoles

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