Argenteuillais démocrate… sans frontière

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samedi 4 juillet 2015

Un NON pour sortir de la crise de la dette • et après, pour aller où ?

Quelqu'un m'a dit que le référendum grec était pour ou contre l'euro, ou pour ou contre l'Europe !

Cela montre à quel point le discours dit « pro-européen », et en fait "autruchien", sème la confusion dans les esprits qui semblaient les plus clairs.

Ce qu'explique Yanis Varoufakis est pourtant extrêmement simple : un État surendetté est ingouvernable. C'est tout comme un ménage ou une association surendettées : pour poursuivre leur route, pour se redresser, ils ont absolument besoin d'un allègement de dette.

Le FMI l'explique depuis des années (fût-ce discrètement au départ).

Mais depuis 5 ans, l’obstination déraisonnable des gouvernants européens bloque la situation. Ils espèrent faire croire au reste du monde que les reconnaissances de dette grecques valent quelque chose. Juste pour faire croire. Défendre l'honneur de la Famille : non, aucun d'entre nous ne peut avoir failli. Ils se croient peut-être d'une essence supérieure. Le mot Europe transformerait le plomb en or et l'arnaque en euros.

Cette Europe du bluff n'est pas celle à laquelle j'adhère.

Un vote « non » des Grecs ferait tomber ces décors à la Potemkine… non sans risques et fracas.

Un vote « oui » repunaiserait les décors pour 5 mois de plus, et rendez-vous fin novembre. À quoi bon ?

On ne sort d‘une crise que par le courage.

Mais c’est sans doute plus facile à dire sur twitter ou sur un blog, qu’à faire aux commandes d’un Etat.

Courage donc à nos gouvernants !

jeudi 18 juin 2015

+50% en 11 jours — je teste mes capacités à prédire

Le Point a annoncé il y a quelques jours un partenariat avec Hypermind. Cette société organise un jeu de paris sur des évènements futurs. Les joueurs parient avec de l'argent fictif : une dotation initiale de 100000 "H".

Je me suis inscrit, le 7 juin, par envie de voir sous le capot de ce type de système… et aussi comme façon d'objectiver mes capacités éventuelles à comprendre les mécanismes de ce qui se passe, pour anticiper les événements.

Ce 18 juin, mon "capital" fictif a passé la barre des 150000 H, ce qui fait une progression sympathique de +50% en 11 jours, dont je suis assez content :-)

Ça me fait entrer dans le "top 50" des gains cumulés réalisés par les parieurs, et parmi ces 50, je suis le plus récemment inscrit.

Je ne détaillerai pas ici les trucs pour atteindre cette performance :-) … eh non, pas de boule de cristal.

Dans le détail, ces "gains" fictifs proviennent,

  • pour 1/3 d'une question sur les résultats des élections en Turquie,
  • pour 1/3 d'une question sur l'affrontement entre Hezbollah et l'organisation État Islamique,
  • pour 1/6 d'une question sur l'éventuelle émission d'une monnaie grecque à côté de l'Euro,
  • pour 1/6, de paris encore ouverts (sur le niveau de la Bourse, les cours du pétrole, le taux de chômage et la présidentielle 2017 !).

Bien sûr j'ai réinvesti tout ce capital fictif.

Si mes paris en cours sont tous perdants et que je me retrouve avec 0, pas sûr que je refasse un billet ;-)

mercredi 17 juin 2015

"Je suis ton homme" — en hommage à Graeme Allwright et Art Goldhammer

Un portrait, paru récemment, du traducteur Arthur Goldhammer, m'a encouragé à me lancer dans l'exercice. Juste une fois, pour sentir le truc, comme on fait une grille de mots croisés. Ayant beaucoup fréquenté, il y a un tiers de siècle, les magnifiques traductions de Leonard Cohen par Graeme Allwright — Suzanne bien sûr, l'Étranger légendaire, Avalanche saisissant… — un pensum tout désigné était I'm your man : il n'en existait pas, à ma connaissance, de traduction chantée, ou chantable, en français.

M. Allwright, si vous passez par là et qu'elle vous plaît, je vous l'offre, bien entendu :-)[1]


Si tu veux de l’amour, je ferai
tout ce que tu me demandes
Et si tu veux un autre genre d’amour,
je porterai le masque
Si tu veux un partenaire, topons-là !
Ou si de colère, tu veux me cogner
Je suis là…
Je suis ton homme.

Si tu veux un boxeur, je monterai
sur le ring pour toi
Et si tu veux un docteur, j’examinerai chaque pouce de ton corps
Si tu veux un chauffeur, allez, grimpe !
Ou si tu veux me conduire… très loin,
Tu peux, tu sais…
Je suis ton homme.

Oh, la lune est pleine,
Elle tire la chaîne,
La bête ne va pas dormir
Je repasse dans ma tête
les promesses que je t’ai faites,
et que je n’ai pas pu tenir…
Oh, si un homme pouvait reconquérir
une femme en tombant à genoux,
je me jetterais par terre, je me roulerais à tes pieds,
et je hurlerais ta beauté comme un chien en rut,
et je grifferai ton cœur et je déchirerai tes draps,
Je dirai S’il te plaît…
Je suis ton homme.

Et si tu as sommeil un moment sur la route,
je prendrai le volant
Et si tu veux faire la rue seule,
je disparaîtrai…
Si tu veux un père pour tes enfants,
ou si tu veux marcher un moment avec moi
dans les sables
Je suis ton homme.

Notes

[1] Facile à dire : cette traduction n'est pas une oeuvre originale, tous les droits sont, pour autant que je sache, réservés à l'auteur de l'oeuvre. Par exception aux conditions générales de ce blog. Il y a déjà des traductions de ce texte en français, comme celle-ci de Jean Guiloineau, celle-ci signée Polyphrène, celle-là non signée.

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