Marché, pauvreté et précarité


Intéressant billet d'Alexandre Delaigue sur econoclaste sur le sujet très important (je l'ai vérifié au Tchad) des toilettes scolaires en pays pauvres, et plus largement (eh oui) sur le cyber-marché de l'aide au développement : "Créer les marchés qui n'existent pas"

1) Les mécanismes de marché sont adaptés à la situation des pays pauvres, et en particulier des acteurs précarisés par leur manque de contrôle sur l'état du monde (acteurs périphériques).

-> Il y a de très solides arguments théoriques pour estimer qu'effectivement, le marché est fait pour ça (et marche bien mieux que la planification et la "logique de projets-programmes"), il a d'ailleurs été "inventé" par l'histoire du monde à une époque de pauvreté-précarité.

(voir, si je me souviens bien, la préface du bouquin de J-M Cornu (sur internet, mais ce n'est pas ici le propos) - http://jmichelcornu.free.fr/textes/livre_internet/tome2/index.html - en panne aujourd'hui, sans doute les pbs techniques que connaît free)


2) internet permet de faire exister le marché, de rapprocher offre et demande, là où la situation périphérique des acteurs les coupe des marchés classiques, les met à la merci des auutorités et bailleurs planificateurs/programmateurs, et de leurs nombreuses couches intermédiaires de décision / ingénierie / médiation / captation de ressources.

Je crois que cette nouveauté peut ouvrir une ère nouvelle dans le développement des pays pauvres.

En fait, la proximité-télécoms l'a déjà fait en multipliant par plusieurs les flux d'argent des émigrés vers les pays d'origine, en l'espace de quelques années ; flux qui sont maintenant doubles de l'aide publique au développement (APD). Le rôle de cette APD risque fort d'être réduit à l'avenir dans les processus de décision politico-économiques.

Mis en ligne : Jeu. - Mars 30, 2006 - 01:11 PM   Accueil :   Aussi sur ce sujet :      


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