Argenteuillais démocrate… sans frontière

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jeudi 23 février 2017

"Je ne veux surtout pas de", et après je me suis réveillé(e)

Peut-être que toi aussi tu votes selon tes pires cauchemars ?

"Je ne veux surtout plus de François Mitterrand, alors j'ai voté Chirac", ou "Le Pen", et tu t'es réveillé(e) avec François Mitterrand réélu.

"Je ne veux surtout pas d'Édouard Balladur, alors à mon tour j'ai voté Chirac", et tu t'es réveillé(e) avec Chirac, c'est sûr ; la fracture sociale avait de grands jours devant elle.

"Je ne veux surtout plus de Lionel Jospin, alors j'ai voté Machin-Truc", et tu t'es réveillé(e) avec Le Pen au 2ème tour et Chirac réélu.

"Je ne veux surtout pas de Nicolas Sarkozy, alors j'ai voté Royal", et tu t'es réveillé(e) avec Nicolas Sarkozy.

"Je ne veux surtout plus de Nicolas Sarkozy, alors j'ai voté Hollande", et tu as gagné, bravo, un quinquennat Hollande : un tapis rouge au Front National.

"Je ne veux surtout plus de Mariano Rajoy, alors j'ai voté Podemos", et tu t'es réveillé(e), rendormi, réveillé, rendormi, et réveillé avec Mariano Rajoy.

"Je ne veux surtout plus de David Cameron, alors je lui ai dit Non", et tu t'es réveillé(e) avec Theresa May !

"Je ne veux surtout plus de Matteo Renzi, alors moi aussi je lui ai dit Non", et tu t'es réveillé(e) avec un parti démocrate brisé et la route de Rome ouverte aux Ligues.

"Je ne veux surtout pas de Donald Trump, alors j'ai dit non à Bernie Sanders et j'ai voté Clinton", et tu t'es réveillé(e) avec Donald Trump.

"Je ne veux surtout plus d'écologistes à la remorque des autres, alors j'ai voté Jadot-Rivasi", et tu t'es réveillé(e) avec un grouillement d'écologistes à la remorque de tout ce qui avait une boule à l'arrière, Jadot inclus.

"Je ne veux surtout pas d'Alain Juppé, alors j'ai voté Fillon", et tu t'es réveillé(e) avec Pénélope (ou sans).

"Je ne veux surtout plus de Manuel Valls, alors j'ai voté Hamon", et tu t'es réveillé(e) avec plus personne.

"Je ne veux surtout pas d'un second tour Le Pen-Fillon, alors je soutiens Macron"… Quand te réveilleras-tu ? Et dans quel pays ?

vendredi 10 février 2017

Pénélope : une affaire de travail fictif

Mes excuses pour le peu de présence sur ce blog… Une campagne présidentielle, c'est un peu prenant :-)

L'affaire Pénélope Fillon m'a pourtant d'autant plus intéressé que j’ai moi-même été embauché pendant 3 semaines comme assistant parlementaire, à mi-temps, de Jean Lassalle ; heureusement que mon travail est réel et facile à attester ;-)

Voici sur cette affaire ce que j'écrivais le 30 janvier à un correspondant ; l'affaire a beau se développer vite, ça reste grosso modo mon point de vue douze jours après !

Dans l’affaire « Pénélope », il y a deux sujets de fait :

  1. Peut-on employer comme assistant(e), ou en cabinet, un membre de sa famille ? A mon avis, c’est même judicieux car l’emploi de cabinet est « politique », la confiance est indispensable. Cependant, au Parlement Européen, c’est interdit depuis quelques années, soit par crainte du favoritisme, soit par crainte d’emplois fictifs (je n’ai pas regardé la motivation).
  2. Tout emploi (quelqu’il soit, assistant parlementaire ou autre, dans le public ou le privé) suppose-t-il qu’un travail soit réalisé ? Oui bien sûr. L’emploi fictif est délictueux, soit au titre d’abus de bien social (sociétés), soit au titre du détournement de fonds publics (Parlement[1]) : Mme Fillon et ses employeurs (M. Fillon, puis son remplaçant à l'Assemblée, et Marc Ladreit de Lacharrière) sont visés aux deux titres.

Il y a bien sûr, des questions plus subjectives :

  • Y a-t-il des politiques qui ne vivent pas d’emploi fictifs ou qui n’en ont jamais vécu ou qui n’ont jamais utilisé ce mécanisme ? A l’UMP, au PS, au PCF ou au FN, à mon avis, ça va être difficile à trouver.
  • Un emploi « politique » (appui intellectuel à un parti…) est-il légitime dans le mandat parlementaire par exemple ? Le FN est poursuivi à ce titre par le Parlement européen : plusieurs de ses assistants parlementaires travaillaient pour le parti et pas spécialement sur les questions européennes. Le cas de Mme Fillon, qui a revendiqué publiquement n’avoir aucun activité politique, est plus simple.
  • Y a-t-il plus grave ? Oui certes… les dizaines de millions de Kadhafi à MM. Sarkozy et son équipe selon d'excellentes enquêtes, les millions d’€ de CA de cabinets « d'avocats d’affaires » de politiques qu’on ne voit jamais plaider (MM. Villepin, Copé, Strauss-Kahn etc.), les dizaines de milliers d’euros par « conférence » sans préparation ni contenu… suggèrent d’énormes possibilités de corruption de notre classe politique par de grands intérêts économiques nationaux ou étrangers. Au moins, piquer dans la caisse de l’Assemblée, si certains le font, ne rend pas dépendant d'un oligarque ni d'un syndicat.

Notes

[1] P.S. : c'est précisément ce que contestent maintenant les avocats des Fillon, inversant leur ligne de défense initiale. Pour eux il ne s'agit pas de fonds publics.

dimanche 29 janvier 2017

Le discours d'un Président

… mais il n'est encore que candidat, et encore, il a besoin de nous pour collecter les derniers parrainages manquants !

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