Argenteuillais démocrate… sans frontière

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vendredi 27 novembre 2015

Sans frontière

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mardi 24 novembre 2015

Victime du feu "ami"

Je lis qu'un aviateur russe s'est fait descendre par l'armée turque.

Par ses incursions répétées dans l'espace aérien turc, l'armée russe faisait de la provocation, montrait ses muscles : un grand classique des situations de tension internationale (et des James Bond). Et elle a pris en retour un coup violent. Avec hélas un mort, semble-t-il à cette heure.

Il est lamentable que l'on s'entretue entre démocraties… qui ne sont pas en guerre entre elles.

Il faudrait, contre "l'État Islamique" apocalyptico-suicidaire, une coalition réellement internationale, dans laquelle on ne se tirerait pas dessus entre non-suicidaires !

Mais ça ne se décrète pas par le seul rapport de forces.

Il me semble que, tant que les États engagés en Syrie et en Irak ne se décideront pas à s'en remettre à l'ONU, au droit international, comme point de convergence de leurs efforts, les tensions entre ces États saperont l'effort de guerre, et donneront au terrorisme toutes opportunités de proliférer.

Alors : continuer à montrer ses muscles, à "frapper dur" depuis les airs, à faire le beau devant les caméras…

… ou mettre son casque bleu et monter en ligne ensemble, pour mettre fin à cet "État" terroriste ?

dimanche 22 novembre 2015

reBorn to Run, avec mes Nouvel Équilibre à 9,95 €

J'ai testé pour vous la course sans "amorti", et ça marche. Et c'est bon pour l'algodystrophie.

Si vous courez, une fois par an ou plus, vous avez sans doute entendu parler de la mode de la foulée naturelle ou du minimalisme. Vous avez pu voir quelques stars photographiées en five-fingers. Ou les pubs de la Ni** Fre*. Ou bien, une personne bien inspirée vous a offert pour Noël "Born To Run" :

Le pitch : un journaliste, Chris Mc Dougall, passionné de course à pied, est miné par les blessures. Il entend parler des études du professeur Daniel Lieberman, de l’Université d’Harvard, qui met en évidence que les forces à l’impact sont moindres lorsqu’on a une foulée midfoot (mi pied) qu’une foulée sur le talon.

Chris décide d’aller éprouver cette théorie chez des Indiens Mexicains, les Tarahumaras, qui ont l’habitude de courir pendant des heures dans les montagnes, pieds nus ou chaussés de simples sandales. Il en revient barefooter convaincu et de nouveau en pleine possession de ses moyens. Pas de quoi en faire un livre ? (…)

Et pourtant, une fois la lecture entamée, on ne peut plus lâcher ce livre car il faut reconnaître qu’il est sacrément bien foutu, pour parler vulgairement. On y trouve de tout : des personnages hauts en couleur, des stars de la course à pied comme Scott Jurek, de la science, de l’ethnologie, des récits de course, des conseils pratiques…

J'ai alors essayé petitement. Un quart d'heure de courses en "bateau" ou avec ce vieux modèle de Decath*** NewFe** me démontrait que oui, on peut courir sans talons surcompensés…

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… et d'ailleurs, si vous avez 45 ans ou plus, vous l'avez vécu : avant l'arrivée des Ni** Air, on courait en Stan Smith et autres "baskets" à la semelle plate comme la main, et bien plus fine qu'un doigt. Et on n'en mourait pas.

À en croire "Born To Run", c'est depuis qu'on se perche sur des plate-formes caoutchouteuses, que nos genoux en prennent plein les genoux : l' "Air" aurait fait la fortune des kinés sportifs.

Bon, mais 15 minutes de footing pieds à plat, c'était les mollets en béton le lendemain. L'expérience avait tourné court : j'étais resté en chaussures classiques d'aujourd'hui.


Coup de théâtre il y a juste un an : je suis passé par ma fenêtre, tombé sur le béton, sanctionné d'une double fracture à la cheville gauche. Au lit. Et 6 semaines plus tard, plâtre enlevé, c'était presque pire : poser le pied et plier cette cheville gauche, par exemple en voiture pour débrayer, n'était pas cool du tout.

Je découvrais l'algodystrophie. Un machin qui guérit toujours, je vous rassure, mais "en 9 à 15 mois… avec raideurs séquellaires qu'il faut essayer d'éviter."

Il n'y a pas de remède ; la kiné débloque bien (merci !) mais c'est comme la potion magique — son effet disparaît rapidement.

J'ai pu reprendre le vélo à partir d'avril, le footing en juin-juillet. C'était la bonne occasion pour changer de foulée : courir "sans amorti", ça signifie en fait : demander à la flexion du pied de se charger de l'amorti. Faire travailler la cheville au lieu du genou. C'est pile ce qu'il me fallait.

Cinq mois plus tard, bilan des courses :

  • Au début, les mollets dégustent vraiment. Mais ça passe vite : je cours maintenant 1h30 confortablement. Avec des NewFe** qui n'auront bientôt plus de semelles du tout ;-)
  • La foulée est vraiment différente : plus courte, plus économique peut-être… moins rapide. Je suis encore 10% plus lent que mes chronos d'il y a 2 ans.
  • Les sensations sont bien meilleures : on se sent accélérer, on sent le terrain (aussi quand il est caillouteux… ce qui est tout de même rare !), et… on s'entend bien claquer du pied quand on "pioche" au lieu de courir !

Quant à ma cheville, habituellement raide un bon quart d'heure le matin au réveil, elle apprécie le travail. Je craignais qu'elle ne souffre au rythme de la compétition. J'ai tout de même repris celle-ci cet automne, avec les 10 km d'Argenteuil. Le lendemain matin, ma cheville s'est réveillée en pleine forme ! Ça m'a donné envie d'enchaîner avec les 10 km de Sannois, le dimanche suivant.

La ronde d'Ermont prévue le dimanche 15 novembre a été annulée suite aux attentats du vendredi 13 — c'est le moindre des méfaits des terroristes.

Mais ceux-ci m'auront donné envie de vous faire partager cette expérience de la "foulée naturelle".

Pour reconstruire, en commençant au sol !

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