Argenteuillais démocrate… sans frontière

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mardi 10 juillet 2018

Liste de courses

de cet après-midi dans un grand magasin de sport en bord de N14 :

  • une selle de vélo et sa tige pour remplacer celle qui vient de disparaître au parking de la gare d'Argenteuil (2ème fois, zut) ; mais rien à voir avec la suite ;
  • un kit crevaison à deux euros, mais rien à voir avec la suite ;
  • une popote métallique pour les déjeuners ;
  • une casquette "Lady" car c'était le seul modèle blanc ;
  • un peu de crème solaire ;
  • un maillet pour les sardines de tente (merci à R. pour la tente) ;
  • un fil à linge de camping ;
  • un tube de crème de massage ;
  • un sachet imperméable qui ferme pour mettre les habits trempés (le gadget dont j'ignorais l'existence) ;
  • un élastique pour tente, qui en fait servira à porter un "dossard à enfiler" ;
  • 3 bandeaux éponge (pour alterner) ;
  • un short noir (pour alterner avec le gris) ;
  • des sandales (pour alterner avec les chaussures de course) ;
  • reste à retrouver de l'anti-moustique dans mes stocks, à ajouter duvet, socquettes, quelques habits civils, serviettes et brosse à dents, téléphone et pas de mac, 2 paires de chaussures de course identiques à onze euros qui me vont parfaitement, 1 vieille paire de marque avec beaucoup d'amorti et un passant haut pour les lacets (pour les descentes), une paire de Royal Transport™ pour les montées, et c'est fin prêt.

Je ne sais pas pour dimanche, mais samedi ça va être Verdun, Meuse. Le parcours est d'inspiration historique. Pourvu que l'inspiration nous apporte la vitesse.

  • Dimanche 15, nous devrions atteindre, Cirey-sur-Vezouze, Meurthe-et-Moselle.
  • Lundi 16, Masevaux dans le Haut-Rhin.
  • Mardi 17, La Cluse dans le Doubs.
  • Mercredi 18, Thorens-Glières en Haute-Savoie.
  • Jeudi 19, via Les Saisies, Aiguebelle en Savoie.
  • Vendredi 20, Briançon. Tout le monde sait où est Briançon.
  • Samedi 21, Villard-de-Lans, dans l'Isère.
  • Dimanche 22, Saint-Galmier, dans la Loire.
  • Lundi 23, Impy, dans la Nièvre.
  • Mardi 24, on remonte sec jusqu'à Villeneuve-sur-Yonne, et c'est dans l'Yonne.
  • Mercredi 25, via Montmirail, la Ferté-Milon, dans l'Aisne.
  • Jeudi 26, on passe par la clairière de l'Armistice puis à l'est de Compiègne, puis un peu au nord d'Argenteuil pour atteindre Gisors (qui est dans l'Eure, les contours de cette terre giscardienne étant biscornus).
  • Vendredi 27, nous descendons, via l'Épaignes d'Hervé Morin, jusqu'à Ouistreham et son quai.
  • Samedi 28, sans doute à petite vitesse dans la tradition du Tour de France ?, et via Saint-Martin de la Lieue (Calvados) tout près de ce bijou qu'est le château de Saint-Germain-de-Livet, nous rejoignons les "Champs-Élysées" de la France en courant, Bernay, Eure encore, le département du fondateur de la "France en courant" et celui qui sponsorise mon équipe, me dispensant de prendre des maillots (vous l'aurez noté).

Je n'aurai certainement pas l'énergie de bloguer, mais nous pourrions sans doute créer un fil twitter, soit pour toute l'équipe, soit au moins pour les 3 Argenteuillais. On verra.

jeudi 26 avril 2018

Courir par la France • du 14 au 28 juillet !

L'ultra-trail, c'est trop dur. Au marathon, j'suis pas beau. Escalader les escaliers, c'est quelque chose que je n'peux plus faire.

Mais l'entraîneur des vieilles pointes à l'USA, l'Union Sportive Argenteuillaise (depuis 1895) m'a convaincu de m'aligner sur un Tour qui est plus une fête qu'une épreuve : la France en courant.

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Sans faire un billet politique, ce que je vois de la France en courant, c'est du Jean Lassalle à l'état pur, alors je ne pouvais pas refuser.

C'est de la débrouille et de la créativité, ce sont des stars modestes, c'est un culot niveau présidentiel,…

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… c'est une organisation d'enfer qui n'en a pas l'air.

Ce sont 7,5 + 196 + 186 + 189 + 187 + 190 + 192 + 192 + 188 + 189 + 192 + 189 + 189 + 187 + 170 km à courir, par équipes de 8. Oui, en relais.

france_en_courant_carte.jpg

Cette année au programme, les cols de Sainte-Marie (772 mètres d'altitude), du Bonhomme (904 m), le Hohrod (976 m), Soultzhaut (1289 m), le col de la Faucille (1320 m), celui des Glières (1445 m), les Saisies (1650 m), le Glandon et la Croix-de-Fer (2065 m), le Télégraphe (1566 m), le Galibier (2645 m), l'Izoard (2360 m), le Lautaret (2057 m), Ornon (1360 m), Saint-Nizier-du-Moucherotte (1159 m), avant de redescendre gentiment sur Ouistreham (5 m).

Qu'est-ce qui a pu faire croire à Mohamed que je pourrai enchaîner tout ça. Sans doute, il s'est dit que faire 200 km par jour, si on partage à 8, tout le monde peut.

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Et me voilà sponsorisé pour la première fois de ma vie, puisqu'il m'a inscrit dans l'équipe du département de l'Eure (amis normands, merci) aux côtés de deux athlètes russes et autres camarades bien plus endurants et rapides que votre serviteur.

Bref j'ai le vertige, et en même temps je me dis que c'est la meilleure course qui existe. Je rêve bien plus de découvrir des milliers de kilomètres de paysages de France, que d'affronter le vent du désert. Enchaîner les relais de 2 ou 3 kilomètres au fil de la journée, ça doit être bien plus physiologique que de s'épuiser sans discontinuer sur les trois heures d'un marathon. Et le relais, ça veut dire que tu cours quand tu es en forme, et que les collègues prennent tes relais si tu te blesses. C'est la solidarité.

Alors : ami·e qui passes par là, et qui aimes faire ton footing un peu plus que le dimanche, pourquoi pas toi ? Il reste de la place ! Ami·e qui seras quelque part dans la moitié Nord-Est de la France pendant la 2ème quinzaine de juillet, je compte sur toi pour claquer la bise à un coureur en sueur, et voilà pour chaque village les heures de passage. À cet été sur les routes !

P.S. pour les Argenteuillais·es : allez, il suffirait d'être 8 pour faire une équipe Argenteuil !

P.S. 2 : Vous n'avez pas encore regardé le reportage ? à 9'07'', faites (comme moi) la connaissance de Maxime Boursier, qui sera mon capitaine pendant ces 15 jours.

lundi 26 février 2018

Top lectures : Ébène, Chinoises, Tokyo Vice. Three Billboards en prime

Quelques recommandations vite faites, à l'attention de celles et ceux qui, comme moi, n'accrochent malheureusement pas aux romans, parce qu'il leur faut du vrai pour y croire.

Quelqu'un, je ne sais plus qui, m'avait offert "Ébène". Ryszard Kapuscinski y raconte, mieux que je ne saurai jamais le faire, l'Afrique que j'ai rencontrée il y a plus de 30 ans.

J'ai retrouvé son regard dans la magnifique exposition "Mali Twist" de la fondation Cartier sur le photographe récemment disparu, Malick Sidibé. Un contemporain de mon beau-père, qui l'avait forcément rencontré quand il était en CAP à Bamako, car les capitales africaines étaient petites alors. L'expo a fermé hier mais le site est encore là.

J'ai trouvé "Chinoises" à la fête de LO. Xinran a animé au tournant des années 90, sur une radio de Shanghaï, une émission de reportages et de libre antenne sur la vie des femmes. Le livre réunit quelques histoires de femmes ballottées ou écrasées par quatre décennies de révolution. Et aussi l'histoire immobile des femmes de "Colline hurlante", village troglodyte où le Moyen-Âge n'est pas encore arrivé.

J'ai sur une étagère un livre sûrement très bien dont je n'ai pas dépassé le premier chapitre : "Ce que pense la Chine". Ma bonne volonté n'a pas résisté au décalage entre le titre et le contenu : il s'agit en fait de "ce que pensent" les académies et quelques autres intellectuels. C'est certainement très bon à savoir ; mais sur ce que vivent 99,9% des Chinoises et aussi des Chinois, j'ai l'impression d'être mieux informé par Xinran.

J'ai reçu à Noël (merci R.) "Tokyo Vice", de Jake Adelstein, Américain qui a travaillé des années aux "Faits divers" d'un grand quotidien japonais. C'est de la même richesse que "Chinoises", en plus âcre, puisque ce journaliste-ci cherche les histoires que leurs protagonistes n'auraient pas voulu raconter.

Je n'accroche pas aux romans, mais deviens très bon public quand l'image porte la fiction, en BD ou au cinéma. Une amie ayant recommandé "Three Billboards", j'y suis allé ; malgré un titre qui me disait rien (à quoi bon ne pas traduire des mots pareils, ce n'est même pas le titre original), malgré une affiche qui ne me parlait guère, et malgré ce que j'avais mal lu sur internet au sujet du film — quelque chose comme "un film psychologique qui tourne au thriller". C'est pas ça. C'est un film honnête sur ce que des événements singuliers, et tragiques, peuvent provoquer sur des gens normaux. L'histoire n'est presque pas inspirée de faits réels. L'héroïne n'est pas le héros (rien à voir avec "Erin Brockovich"). La fin n'a rien à voir avec celle d'un thriller. Ce n'est pas non plus un film réaliste : autant de coups de théâtre que dans un Shakespeare, autant de répliques choc que chez Sophocle, des cadrages presque aussi directifs que ceux de Wes Anderson.

Le film fait partie des favoris pour les Oscars. Il a triomphé aux BAFTA. Les prix de meilleure actrice et de meilleur second rôle masculin sont allés à Frances McDormand et à Sam Rockwell. Celui-ci disait, dans je ne sais plus quelle interview, qu'eux deux ont joué leur rôle en "do or die", et que c'était la seule façon d'y arriver. C'est bien l'impression qu'ils donnent (et quelques autres actrices et acteurs de ce film aussi), donc, en fin de compte, ce n'est pas de la fiction :-)

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