Il y a bientôt deux ans, je demandais au Conseil Municipal d'Argenteuil de promouvoir l'histoire d'Héloïse, la personnalité argenteuillaise la plus célèbre, peut-être aussi la première féministe de l'Histoire : elle revendiquait, dans un monde féodal et ordonné par la religion, le droit au désir et au plaisir ; elle écrivait, enseignait, guidait aussi bien des hommes que des femmes ; elle exerçait autorité et capacité de direction, tout en continuant à veiller sur son fils.

Je voyais dans Héloïse une source d'inspiration pour les femmes et les hommes d'aujourd'hui, spécialement celles et ceux qui vivent dans un contexte encore machiste, sous la pression de traditions perçues comme religieuses, d'un "ordre moral" qui est plutôt un ordre féodal. Ou sous la menace, puisque le mot est consacré, du "féminicide".

Cette proposition avait été rejetée avec des arguments qui me semblaient témoigner d'une grande ignorance de l'Histoire. Après tout, à Argenteuil, qui connaît Héloïse ? Peu d'entre nous sans doute, malgré la sage Jeanne Bourin et le gaulois Jean Teulé.

J'ai essayé de m'y mettre à mon tour, avec une adaptation, pour les lectrices et lecteurs de 2019, des lettres qu'ont échangé ces deux amants d'il y a 9 siècles.

En voici le premier jet, une "version alpha" pleine de bugs mais assez avancée pour être lue, et pour accueillir les commentaires et suggestions ! Merci d'avance !

6 septembre : c'est maintenant une 'v0' complète ! mais toujours à débugger :-)

Heloise_Abelard_6sep2019b.pdf

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'Bateau-atelier', Mukuna Kashala, d'après Claude Monet ; sur le site de l'abbaye Notre-Dame d'Argenteuil, 24 mai 2019.