Argenteuillais démocrate… sans frontière

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Tag - Argenteuil-Bezons

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jeudi 8 juin 2017

Dimanche à Argenteuil-Bezons, ça vaut la peine d'aller voter…

… parce qu'il y a plein d'excellents candidats, même si cette fois j'ai renoncé à prendre le départ en solo :-)

Fabrice David, franconvillois et candidat multirécidiviste à Argenteuil, se présente cette fois au nom d'une "Confédération pour l’Homme, l’animal et la planète". Selon Gilles Boyer, les deux qualités indispensables pour réussir en politique sont le culot et la persévérance : il a les deux.

Leïla Louchart représente l'Union Populaire Républicaine de François Asselineau, "le candidat du Frexit". Je partage une autre conception de la place de la France en Europe. Mais pour ceux qui veulent sortir de l'Europe, voilà au moins un vote clair et limpide.

Franck Debeaud, pour le Parti Chrétien-Démocrate, est un ami de longue date. Il est en politique pour de bonnes raisons. J'apprécie à la Commission d'Appel d'Offres de la Ville son intégrité et son engagement pour l'intérêt général. Son programme est clair et net. J'ai beaucoup de désaccords avec celui-ci, comme pour l'UPR, mais pour qui s'en sentirait plus proche, voilà un homme qui mérite votre vote.

Dominique Mariette est l'un des militants sociaux et politiques les plus reconnus de notre circonscription. À la fois un intellectuel créatif et fidèle à ses convictions, un homme entreprenant et attaché à faire aboutir ses projets, il a le sens du contact et de l'amitié. Si Lutte Ouvrière, dont le calendrier restait bloqué sur 1917, doit avoir un député en 2017, Dominique accomplirait remarquablement la mission.

Souad Aumigny porte l'étiquette de l'Alliance Écologiste Indépendante et du Mouvement 100% avec qui nous aurions pu nous allier pour ces élections. J'ai été en relation pendant la campagne présidentielle avec leur leader Jean-Marc Governatori et ai beaucoup apprécié son professionnalisme bonhomme.

Pascal Bertolini représente Europe Ecologie – Les Verts. C'est le parti aux côtés duquel j'ai été candidat pour la première fois, aux municipales 2001 à Argenteuil sur la liste "Verte et ouverte", et malgré sa litanie de déboires, il garde toute ma sympathie.

Pierre Renucci est le candidat du Front National. Le FN m'a surpris en nous envoyant cet historien de l'Antiquité romaine, conscient de "la monstruosité du pouvoir". Une personne qui gagne certainement à être connue, et qui relèverait tout aussi certainement le niveau du futur groupe FN de l'Assemblée.

Gilles Savry, candidat Les Républicains, est, au sein de l'équipe historique du maire Georges Mothron, celui qui n'avait jamais encore été envoyé au combat électoral. Son sérieux, son écoute et son attachement à Argenteuil comme à Bezons font l'unanimité.

Stanley Paraison se présente au nom du "Centre" selon la presse : c'est la famille politique dont je suis le plus proche. Ses bulletins de vote seront rares dans les bureaux, et d'autant plus chers.

Dominique Lesparre, maire de Bezons, incarne le PCF canal historique — 85 années ininterrompues de municipalités communistes à Bezons, ville qui a su prendre le virage, du rôle de ville-atelier à celui de satellite de La Défense. Mes ex-camarades MoDem de l' "Union démocrate pour Bezons" ont trouvé en lui un partenaire fiable et sérieux.

Philippe Doucet, député PS sortant, a tenté a de multiples reprises de secouer son parti, comme il a voulu à Argenteuil "réveiller la belle endormie". Il a toujours attaqué de front les sujets socialement explosifs que ses camarades esquivaient. Rien à voir, donc, avec les armoires de godillots dont les Présidents successifs meublent le Parlement. Philippe Doucet est aussi pour EpA, comme chef de l'opposition municipale, un allié loyal aux engagements pris, et respectueux de la diversité de son groupe.

Fiona Lazaar, candidate de La République en marche, est sans doute la benjamine de cette élection, avec ses 31 ans. Et cette jeunesse, comme l'année que Fiona Lazaar a passée à coordonner le groupe local de ce parti, laissent augurer une grande capacité d'initiative comme de jugement. Elle a bien voulu nous rencontrer et témoigner d'une démarche collective qui nous rappelle, en plus prometteur, l'esprit positif et l'espoir des débuts du MoDem à Argenteuil-Bezons.

Françoise Pacha-Stiegler, candidate de La France Insoumise, a servi notre ville de longue date et en connaît beautés et détours. Nous avons également pu échanger avec elle, et elle nous a fait part de priorités très proches des nôtres : l'emploi local, en particulier industriel, le logement, en particulier la transparence dans le logement social, la sécurité dans les écoles et les cités aujourd'hui rongées par les trafics. Déjà pendant la présidentielle, Jean Lassalle comme moi avions eu la surprise de nous retrouver, avec le candidat de la France insoumise, en phase sur l'essentiel : la financiarisation à dénouer, la mainmise des lobbies sur l'Europe à lever, les communes à dégager de la fibrose technocratique des intercommunalités et autres métropoles.

Chères concitoyennes, chers concitoyens, allons voter ce dimanche, nos 13 candidats en valent la peine !

(également publié sur le blog EpA)

jeudi 16 octobre 2014

Tentative de rejoindre Seine-Défense dès le 1er janvier : une démarche hasardeuse et inutile

Mon intervention au Conseil Municipal de ce jeudi 16 octobre, pour le groupe Tous Fiers d'Être Argenteuillais.

1) Rappelons en préambule que la raison pour laquelle la Municipalité a voulu quitter l’agglomération, c’est, de votre aveu, Monsieur le Maire, votre volonté d’écarter le président Philippe Doucet de la gestion de cette agglomération.

Or, quelle que soit l’opinion de votre équipe sur la gestion municipale passée de la Ville, vous devriez constater

  • Premièrement, l’avis très favorable de la Chambre régionale des Comptes sur la gestion de l’Agglomération,
  • Deuxièmement, l’intérêt pour Argenteuil de la dotation d’Etat : 5 millions pour l’agglomération (contre 2 millions à Seine-Défense pour une population égale), soit l’équivalent de 4 millions pour Argenteuil.

Donc, adhérer à Seine-Défense, c’est une perte nette de plusieurs millions d’euros pour Argenteuil.

Accessoirement, si vous souhaitez, comme nous-mêmes, une gestion économe de l’argent public, vous allez trouver à dire à Seine-Défense : pour le même nombre d’habitants qu’Argenteuil-Bezons, et pour beaucoup moins de compétences qu’Argenteuil-Bezons, Seine-Défense a, non pas 10 vice-présidents comme Argenteuil-Bezons, mais 14, et qui plus est, au montant maximal d’indemnités. 14 vice-présidents pour, aujourd’hui, 2 employés, soit un ratio impressionnant de 7 vice-présidents par salarié.

Quant au président de l’agglomération, mis en examen dans l’affaire Bygmalion, nous espérons bien que vous exercerez la plus grande vigilance face à tout risque de confusion entre les intérêts de l’UMP et ceux de l’agglomération.


2) Donc cette délibération ne traduit pas un intérêt particulier pour Argenteuil à rejoindre Seine-Défense telle qu’elle fonctionne ; elle vise plutôt à accélérer la dissolution de l’Agglomération. Vous venez de le dire en introduction, et votre Premier Adjoint Xavier Péricat l’avait écrit ce mercredi en deux tweets, je cite : « Une nouvelle page de l'histoire de ‪@VilleArgenteuil‬‬ s'écrit ce jeudi avec notre adhésion à la Communauté d'Agglomération ‪#Seine‬‬-Défense ; Dès Jeudi, c'est aussi la dissolution de l'Agglomération ‪#Argenteuil‬‬-Bezons qui est enclenchée au 1er janvier 2015 ! » comme si ce Conseil n’avait pas déjà voté il y a trois mois la même dissolution et la même date… c’est à se demander pourquoi on est réunis !

Philippe Métézeau a prétendu lors du Conseil d’agglomération que cette démarche exprimait, non seulement le choix de la Municipalité, mais aussi la volonté des Argenteuillais. Alors là, scoop ! Les citoyens ont été complètement tenus hors du coup. Ce n’était pas dans le programme municipal de la liste qui a été élue, et il n’y a pas eu de débat public après l’élection… Si, il y en a eu un, organisé par l’agglomération elle-même, et il n’allait certes pas dans votre sens. Nous, à Engagés pour Argenteuil, nous avions demandé pendant la campagne un référendum local, et nous maintenons que ce choix d’agglomération concerne directement chaque citoyen.

Ce changement d’agglomération par-dessus la Seine ne traduit pas non plus une stratégie de développement qui soit perceptible dans la délibération qui nous est proposée. La délibération est muette sur ce point. Dire, comme l’a fait M. Péricat en commission unique, que l’on va s’élargir, s’ouvrir, ou créer un grand ensemble, a aussi peu de portée que de dire que l’on va gérer au plus près des quartiers — la question, ce n’est pas la petite ou grande échelle à laquelle on travaille, c’est d’abord à quoi on travaille.

Pas de stratégie côté Argenteuil, et encore moins côté Seine-Défense, puisque l’objectif affiché par son Président est de créer des bureaux à Bois-Colombes et Colombes, voire jusqu’à Gennevilliers en suivant la future ligne rouge du métro… mais pas à Argenteuil.


3) Les réalités géographiques ne sont pas si faciles à bouger. Argenteuil et Bezons sont solidaires, la montagne du Parisis nous sépare du reste du Val d’Oise, la Seine nous sépare de la petite couronne et de La Défense. Et c’est justement Bezons qui connecte, par le tramway, Argenteuil avec La Défense, via la Garenne-Colombes et Nanterre. Vous faites voter aujourd’hui une adhésion à l’agglomération constituée par Puteaux et Courbevoie, ce n’est pas cette agglomération qui décide du développement du quartier d’affaires : c’est l’établissement public EPADESA, qui réunit l’État, la Région, le Département et les communes, et dont la stratégie de développement est claire : vers l’Ouest, la Garenne-Colombes et Nanterre, voire Rueil-Malmaison.

Si nous voulons qu’Argenteuil bénéficie d’une extension de La Défense, la priorité serait de trouver un accord avec notre tête de pont vers Nanterre et La Défense, c’est-à-dire avec Bezons ; Kader Slifi vous l’avait rappelé lors d’un précédent Conseil. Or les deux votes que vous nous proposez ne témoignent pas, c’est le moins qu’on puisse dire, de la recherche d’un tel accord. Vos adjoints et vous-mêmes estimez que « Bezons n’a qu’à faire comme nous », ce n’est pas cela, à mon sens, chercher un accord.


4) Vous nous dites enfin que ces délibérations sont « techniques », j’ai entendu le terme en Commission Unique, qu’elles sont nécessaires dans le cadre de l’adhésion, déjà votée, au Grand Paris.

Eh bien, cette adhésion mériterait qu’on se repose la question, quand on entend les compromis qui viennent de se décider début octobre entre les élus de l’agglomération, compromis repris par le Premier Ministre, en particulier sur les finances du Grand Paris. Le budget de la métropole serait limité à quelques dizaines de millions d’euros, soit à l’échelle d’Argenteuil, quelques centaines de milliers d’euros. Ce n’est pas ça qui va combler le manque à gagner dû à la dissolution d’Argenteuil-Bezons.

À défaut d’argent, quelle sera la capacité politique du Grand Paris, sa capacité à organiser l’action des villes ? Philippe Laurent, le maire de Sceaux et ancien président du syndicat de collectivités Paris-Métropole, remarque que le « périmètre » du Grand Paris « n’est manifestement pas adapté au « fait métropolitain » quand « les aéroports n’en font pas partie, pas davantage que les villes nouvelles ». Ce que j’en comprends, c’est que la collectivité qui devrait gérer la métropole, de Roissy à Orly et de Cergy à Marne-la-Vallée, s’appelle tout simplement la Région Ile-de-France, et elle existe déjà.

Donc cette réforme, au lieu de simplifier le fameux « enchevêtrement des compétences », risque de rendre l’agglomération ingouvernable ! Puisqu’à la Métropole s’ajoutent les territoires, et qu’en face les départements, Val d’Oise comme Hauts-de-Seine, vont perdurer au moins jusqu’en 2020.

En d’autres termes, Argenteuil pourrait se reposer la question, et ne pas lâcher ses partenaires du département et de l’agglomération pour des plans aussi fumeux.


5) Cependant, ce serait là un autre vote, une autre décision. Vous situez la délibération d’aujourd’hui dans une perspective précise, celle fixée par le vote antérieur de ce Conseil, le 18 juillet, pour une adhésion au Grand Paris prenant effet au 1er janvier 2016.

Dans cette perspective-là, Argenteuil devra être rattachée, sans doute au 1er janvier 2016, à l’un des territoires du Grand Paris. Si Bezons n’adhère pas d’ici là (elle peut d’ailleurs encore le faire), la seule commune du Grand Paris avec laquelle nous ayons une véritable continuité territoriale, des échanges importants, des affaires communes, c’est Colombes.

Nous n’avons donc simplement pas le choix, et Colombes non plus, d’ailleurs : le territoire dont fera partie Colombes sera également le nôtre — en tous cas, toutes autres décisions seraient stupides, et comptons sur les Préfets pour les éviter.

Donc, si Colombes se rattache à La Défense, nous y serons aussi ; si Colombes se rattache à une Boucle Nord des Hauts-de-Seine sans La Défense, nous y serons aussi.

Alors, à quoi bon prendre la délibération que vous nous proposez ?

Son succès repose sur le volontariat de Bois-Colombes et Colombes, sans parler de Puteaux et Courbevoie, pour faire partie du même ensemble qu’Argenteuil. Croyez-vous vraiment que c’est cette méthode qui nous donne les meilleures chances de succès ?

Et ce volontariat, il doit se manifester par un vote de chacun des trois Conseils Municipaux, un vote du Conseil communautaire et un nouveau vote de chacun des trois Conseils Municipaux, le tout suivi d’un arrêté interpréfectoral, d’ici le 31 décembre, soit en 10 semaines. Le tout sur un sujet dont les habitants de ces communes ont à peine entendu parler jusqu’ici, mais comptez sur les médias pour attirer leur attention dès les premiers votes. Au dernier Conseil Municipal je disais que ce serait un « miracle », je ne peux que maintenir cette expression.

Vous prétendez que vous êtes contraints à ce vote parce que le Premier Ministre, lui, serait contraint de prononcer la dissolution d’Argenteuil-Bezons au 31 décembre ? Au motif que le Conseil municipal d’Argenteuil a voté cette date du 31 décembre ? C’est une blague, j’espère en tout cas que personne dans cette salle ne la prend au sérieux. La loi impose à M. Valls de prendre cette décision tôt ou tard, mais comptez sur lui pour le faire au moment qu’il jugera opportun ; et en matière de temps opportun, comptez sur lui pour garder en tête le calendrier du Grand Paris et pas seulement le calendrier de la municipalité d’Argenteuil.

Vous savez par ailleurs que l’adhésion à une nouvelle agglomération ne vaut pas retrait de l’agglomération existante ; si ça marchait, ça aurait pu être une astuce pour sortir plus rapidement d’Argenteuil-Bezons, mais cette procédure, qui existe pour les communautés de communes, c’est-à-dire les zones rurales, est interdite en agglomération. Ça ne marche pas.

Conclusion de bon sens : même dans la perspective votée le 18 juillet, celle d’un rattachement au Grand Paris, la solution raisonnable est de maintenir l’agglomération d’Argenteuil-Bezons jusqu’à la date de création du Grand Paris et de ses territoires.

Ça demande du bon sens, ça demande aussi le sens du compromis ; parce que bien sûr, il faut une cohérence entre les politiques de la ville et celle de l’agglomération. Il faudra donc une volonté partagée de sortir de ce que L’Express d’hier appelle le « cirque ». Et je vous le dis tout de suite, prétendre que le cirque « c’est l’autre », « c’est pas moi c’est lui », c’est encore du cirque.

En conclusion, j’appliquerai cette remarque à moi-même ; au nom du mouvement Engagés pour Argenteuil, je suis disposé à toute démarche allant dans le sens de sortir Argenteuil du ridicule de ce « combat des chefs », ce que, j’en suis sûr, nous souhaitons tous, et de construire des compromis permettant de travailler ensemble, entre autorités légitimes et démocratiquement élues, dans l’intérêt d’Argenteuil et des Argenteuillais.

Liveblogging Conseil Municipal du 16 octobre 2014 • Argenteuil dans Seine-Défense ?

Georges Mothron, Maire et conseiller général, souhaite que "les agressions qui ont eu lieu hors du dernier Conseil" (envers des élus de l'opposition) "ne puissent plus se reproduire", et donne lecture de quelques articles du Règlement Intérieur, notamment ceux qui invitent le président de séance à veiller à la paix des débats.

Il rappelle que les intervenants ne peuvent s'adresser qu'au Conseil… et que leur temps de parole est limité à 2 minutes, sauf débat budgétaire, et à une intervention unique (sauf pour le rapporteur, l'adjoint compétent ou le Maire). L'article 36 prévoit un temps de parole "au nom du groupe" limité à 5 minutes par délibération… Ce sont précisément des dispositions que j'avais rejetées comme illégales.

Philippe Doucet, député, président de l'Agglomération et ancien Maire : "je salue ces propos : vous nous en voyez ravis. Nous avons saisi le Préfet, car cela fait plusieurs Conseils municipaux de suite que les conseillers d'opposition sont insultés, menacés… avec dépôts de plainte à la clé. Nous espérons un nouveau départ et nous y sommes prêts."

Georges Mothron : "le Préfet a invité le 7octobre la Ville d'Argenteuil, celle de Bezons et l'Agglomération, pour discuter du processus de dissolution. Comme seule la Ville d'Argenteuil est venue, nous avons organisé ce Conseil municipal extraordinaire pour prendre date, aussi vis-à-vis des services de l'État, pour que ce point soit bien imprimé pour certains."

Georges Mothron lit la délibération de "demande d'adhésion de la Commune d'Argenteuil à la Communauté d'agglomération Seine-Défense", "à compter du 1er janvier 2015".


Mon intervention sur ce billet distinct.


Philippe Métézeau,maire adjoint et conseiller général, estime en réponse que changer d'agglomération "n'est pas un drame, beaucoup de villes le font."

"Les habitants des communes des Hauts-de-Seine ne sont pas des sauvages ou des Martiens, on peut construire des projets ensemble."

"Le Maire d'Argenteuil a montré ses capacités à travailler avec d'autres par-delà les différences."

Il rappelle que l'agglomération d'Argenteuil-Bezons est trop petite au regard des seuils fixés par la nouvelle loi.

Il prétend que ce n'est pas Argenteuil qui a fixé le calendrier (Pour le coup, c'est précisément d'avoir fixé ce calendrier du 31 décembre 2014, qui me semble une décision aberrante, et elle est tout à fait spécifique à la nouvelle équipe municipale).

Philippe Métézeau estime qu'Argenteuil a des atouts qui devraient plaire à Colombes, Bois-Colombes, Puteaux et Courbevoie : elle a des habitants en grand nombre, ce qui les aidera à atteindre le seuil légal de 300000 ; une population parmi les plus jeunes de la région parisienne ; de la main d'oeuvre qualifiée ; une meilleure mixité sociale, c'est-à-dire des revenus plus bas, qui augmenteront la dotation d'État à l'agglomération ; et Argenteuil c'est l'épicentre entre Roissy, La Défense et Paris (sic). C'est cet Argenteuil-là que nous aimons.

Philippe Doucet demande la parole et Georges Mothron la lui donne "pour trois minutes". Réponse : "j'ai pas de difficulté ; si vous voulez qu'on procède comme ça au Conseil communautaire."

Pour Philippe Doucet, la délibération est "vide de sens et de portée juridique. Vous nous avez fait adhérer au SIEP en mai avec un périmètre, aujourd'hui à Seine-Défense avec un autre périmètre."

"Colombes et Bois-Colombes n'ayant pas délibéré, il n'y a pas de continuité territoriale, nous attaquerons cette délibération au tribunal administratif."

"Vos amis politiques des Hauts-de-Seine, qu'en pensent-ils ? M. Césari, président de l'agglomération, le 10 octobre, disait :"il ne peut pas y avoir de démarche avant qu'Argenteuil ait quitté sa communauté actuelle."…"

"Il nous voit tellement beaux qu'il voit les emplois dans les Hauts-de-Seine (et les logements à Argenteuil)."

"Nicole Goueta, maire de Colombes, s'inquiète des voisins qui lorgnent sur nos recettes financières et estime nécessaire d'attendre le vote de la loi."

"Seine-Défense a un vice-président chargé de la communication et un du numérique, mais aucun site internet. Ça s'appelle une coquille vide."

"C'est le Préfet de Région qui fera les arbitrages sur les territoires. Seine-Défense, ce n'est qu'un outil pour se partager des indemnités d'élus."

"Écoutez au moins vos amis du Val d'Oise" qui souhaitent garder Argenteuil et Bezons, et "l'avis du Préfet de région dans le Schéma régional. Travailler ensemble dans l'intérêt des habitants, nous y sommes prêts."

Xavier Péricat présente les cartes du Schéma régional. Dans sa version du 5 août 2014, il semble que le sort de l'agglomération Argenteuil-Bezons ait été scellé, puisque le Préfet prévoit le départ de Bezons vers "Seine aval et la Boucle de la Seine". Donc dès aujourd'hui, les services de l'État travaillent avec nous sur un schéma de dissolution. Nous avons déploré le 7 octobre dernier, l'absence de Bezons et celle de l'Agglomération à la réunion de travail sur la dissolution.

(En fait Xavier Péricat ne montre pas la carte figurant dans ce schéma, qui montrait Argenteuil en apesanteur jusqu'à la création du Grand Paris.)

Xavier Péricat conclut en répondant à mon intervention :

  • le rapport de la CRC sur l'agglomération est "vieux de deux ans" (en fait quelques semaines) ;
  • l'augmentation "épouvantable" de la fiscalité pour les petites entreprises "matraquées" ;
  • "nous pourrons continuer à prendre le tramway à Bezons, ça valait la peine de le rappeler" ;
  • "nous n'avons jamais cessé de travailler avec Bezons" ;
  • "cette communauté d'agglomération est étriquée, et ne va pas dans le sens de la volonté du législateur, qui demande d'atteindre 200000 euros" (rires) — "excusez-moi, déformation professionnelle".

"Quand bien même Argenteuil irait dans l'inconnu, quand on connaît ce qu'on connaît, on préfère l'inconnu."

Georges Mothron : "Colombes votera l'adhésion au Conseil Municipal du 13 novembre, les dates seront précisées pour les deux autres communes (sic) dans les jours qui viennent."


Point n°2 et dernier : "saisine du représentant de l'État pour la répartition de l'actif et du passif et la liquidation de la Communauté d'Agglomération Argenteuil-Bezons."

Pour Philippe Doucet, "vous vendez la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Nous avons attaqué votre délibération (de dissolution) du 18 juillet au tribunal administratif. Et le Préfet a la liberté de déroger au seuil de 200000 habitants (pour maintenir Argenteuil-Bezons), j'ai contribué à la rédaction de cet amendement, je connais le texte. Nous voterons contre cette délibération et, comme la précédente, elle sera attaquée au tribunal administratif."

Mickaël Camilleri trouve ridicule les propos de l'opposition qui aurait selon lui une vision "étriquée" d'Argenteuil. Cette délibération "va dans le sens de l'histoire", les collectivités doivent "atteindre une taille critique. D'ailleurs le schéma régional a été présenté par le Préfet, représentant de l'État, une majorité socialiste. Bezons est très clairement mise dans un autre territoire."

"Il y a plus de monde sur mon quai de train pour aller vers La Défense que dans l'autre sens. Si vous pensez qu'Argenteuil est plus tournée vers le Val d'Oise, venez prendre le train."

"La base fiscale est immensément plus avantageuse sur La Défense que sur Argenteuil et Bezons. Le Premier Ministre a validé l'autonomie fiscale des territoires du Grand Paris. Ça nous donnera une bien plus grande capacité de projets au service des Argenteuillais."

"En tant qu'adjoint au logement, beaucoup a été dit sur les conséquences du Grand Paris… Comment retrouver la capacité à cautionner les emprunts des bailleurs pour construire du logement social ? Par une meilleure santé fiscale. Le Grand Paris c'est la possibilité de davantage de logements sociaux à Argenteuil."

Prochains Conseils annoncés pour le 13 novembre, le 16 décembre et le 10 février prochains.

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