Argenteuillais démocrate… sans frontière

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Tag - Finances publiques-Fisc

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samedi 4 juillet 2015

Un NON pour sortir de la crise de la dette • et après, pour aller où ?

Quelqu'un m'a dit que le référendum grec était pour ou contre l'euro, ou pour ou contre l'Europe !

Cela montre à quel point le discours dit « pro-européen », et en fait "autruchien", sème la confusion dans les esprits qui semblaient les plus clairs.

Ce qu'explique Yanis Varoufakis est pourtant extrêmement simple : un État surendetté est ingouvernable. C'est tout comme un ménage ou une association surendettées : pour poursuivre leur route, pour se redresser, ils ont absolument besoin d'un allègement de dette.

Le FMI l'explique depuis des années (fût-ce discrètement au départ).

Mais depuis 5 ans, l’obstination déraisonnable des gouvernants européens bloque la situation. Ils espèrent faire croire au reste du monde que les reconnaissances de dette grecques valent quelque chose. Juste pour faire croire. Défendre l'honneur de la Famille : non, aucun d'entre nous ne peut avoir failli. Ils se croient peut-être d'une essence supérieure. Le mot Europe transformerait le plomb en or et l'arnaque en euros.

Cette Europe du bluff n'est pas celle à laquelle j'adhère.

Un vote « non » des Grecs ferait tomber ces décors à la Potemkine… non sans risques et fracas.

Un vote « oui » repunaiserait les décors pour 5 mois de plus, et rendez-vous fin novembre. À quoi bon ?

On ne sort d‘une crise que par le courage.

Mais c’est sans doute plus facile à dire sur twitter ou sur un blog, qu’à faire aux commandes d’un Etat.

Courage donc à nos gouvernants !

mardi 9 décembre 2014

Oui, M. Mélenchon, la richesse des Français gage la dette publique. Jusqu'à quand ?

« La dette, c'est de la rigolade », a assuré Jean-Luc Mélenchon, lors de l'émission Des paroles et des actes jeudi 4 décembre. Ses arguments, parfois défendus par des économistes de renom, sont pourtant discutables.

… selon Les décodeurs du Monde, Mathilde Damgé plus précisément.

Elle va cependant dans le sens de M. Mélenchon en estimant "proche de 15 %" le "ratio d'endettement" de la France ; c'est certes plus que les 5% prétendus par M. Mélenchon, mais ça donne l'impression qu'il reste une sacrée marge d'endettement !

Mais ce calcul est bizarre : il signifie que la dette publique, celle de l'État, des hôpitaux et des collectivités, soit 2000 milliards, ne représente que 15% du patrimoine privé et public (surtout privé), 13500 milliards.

L'idée avait été émise début 2012 par l'économiste Jacques Delpla : l'État n'a qu'a voter une "taxe exceptionnelle de 15% sur le patrimoine privé national", et hop, la dette publique est annulée !

Évidemment, il y a de quoi hurler. La faillite de l'État serait plus facile à faire admettre qu'une telle confiscation. Sur le plan des principes, elle écornerait sévèrement la Déclaration de 1789 ; sur le plan politique partisan, elle garantirait un bon 90% des voix au FN.

Le coup de génie de la Révolution française fut de rendre propriétaires les paysans qui ne l'étaient pas encore.

Le propriétaire français arpente son pré carré avec dignité et satisfaction : c'est là son sanctuaire sans dieu, celui de sa vie privée. De même les hôtes sont invités à faire le "tour du propriétaire". Le Tour de France garde la trace de cette déambulation sacrée. (Jean-Marie Domenach, "Regarder la France", 1997)

Mais avant de hurler, remarquons qu'il y a tout de même du bon sens là-dedans ! Si les ménages français se sont, au total, considérablement enrichis depuis 30 ans, c'est entre autres le fruit de la même politique qui a, pendant 30 ans, creusé la dette (en aménageant les campagnes et les villes, en défiscalisant l'immobilier…). C'est tout à fait logique que cet enrichissement paye cet endettement.

Ceci dit, Jacques Delpla a bien remarqué que la richesse nationale est essentiellement foncière. On ne pourra pas donner un morceau de ma maison aux Chinois ou Qataris pour rembourser ou gager les emprunts d’Etat. Donc cette confiscation de 15% de ma maison ne règlerait pas le problème de liquidité (argent pour payer), elle servirait seulement de garantie pour assurer la solvabilité (capacité d’emprunter cet argent).

Au fond, c’est ce qui se passe depuis des années. Les AAA que les agences attribuaient à la France jusqu'en 2011 n'étaient évidemment pas justifié par nos déficits abyssaux, mais bien par l’existence de cette richesse taxable.

C’est là que gît le lièvre : à quel point ce patrimoine est-il vraiment taxable ? La garantie ne vaut que si, en fin de compte, l’immobilier peut être transformé en argent (au fil des successions, indique Jacques Delpla : ce qui imposera souvent aux héritiers de vendre le bien). Autrement dit : le mécanisme ne marche pas par la pure magie de la valeur foncière — et de la bulle immobilière.

Pour que l'enrichissement foncier passé paye la dette passée, il faudrait que les Français sachent de plus en plus transformer leur richesse immobilière, en rentrées d'argent en France. En vendant leurs terrains et maisons aux étrangers, en produisant avec l’immobilier (location, tourisme, cultures à plus haute valeur ajoutée, etc.).

Pire : à court et moyen terme, taxer 15% de la valeur immobilière devrait créer un crash de l'immobilier : le besoin de transformer la pierre en cash provoquerait un flux de mises en vente. Cela pourrait créer une crise comparable à celles des subprimes aux Etats-Unis. Le système ne sera viable que quand, à moyen-long terme sans doute, l’immobilier se mettrait à valoir intrinsèquement plus, à produire plus, pour supporter la charge nouvelle qu’on lui ferait ainsi payer.

Autrement dit encore, cette “garantie” proposée par Jacques Delpla permet à l’Etat d’emprunter, mais elle ne sera durable que si la Nation valorise mieux son patrimoine — rétablit l’équilibre de ses échanges avec l’extérieur, en produisant plus… pour pouvoir acheter autant.

Ce qui nous ramène tout simplement à l'axe de campagne de François Bayrou en 2011-2012 : ce qui peut à terme rééquilibrer les comptes du pays, c'est de produire en France. Aussi simpliste que puisse paraître ce raisonnement, aussi difficile qu'il puisse être à concrétiser, c'est le seul point de départ : tous les raisonnements pour minimiser la gravité de la dette, pour la prétendre facile à porter ou à rembourser, sont des entourloupes tant que la France, comme économie productive, ne revient pas dans la course mondiale.

Repris et actualisé d'un commentaire sur le blog d'Olivier Berruyer.

jeudi 9 octobre 2014

La hausse de la taxe d'habitation à Argenteuil : où, quand, comment

Argenteuil a eu les honneurs du JT de France 2 lundi 6 octobre, pour la hausse spectaculaire de notre taxe d'habitation.

Et les Argenteuillais qui reçoivent en ce moment leur avis d'imposition sur la taxe d'habitation ont été nombreux à y découvrir une augmentation de plusieurs centaines d'euros par rapport à l'année précédente. Ce n'est pas faute d'avoir été prévenus, au moins par la petite voix du MoDem à l'époque où cela a été décidé.

Donc à l'attention des contribuables qui se demandent où, quand et comment c'est arrivé, voici les éléments.

Après le changement de Municipalité :

  • La référence de Xavier Péricat, nouveau maire adjoint aux Finances et conseiller général, à cette augmentation, lors du Conseil municipal d'Argenteuil, 26 mai 2014 : 1 - Les comptes 2013. Philippe Métézeau, également maire adjoint et conseiller général, intervient un peu plus loin dans le même débat.
  • Lors des réunions de quartier de juin 2014, Xavier Péricat évoque de nouveau cette augmentation ; ici celle des Coteaux.
  • Débat sur le budget supplémentaire 2014, 17 septembre : nous constatons que la nouvelle majorité ne tient pas son engagement de rétablir l'abattement (c'est-à-dire d'annuler pour 2015 la hausse de la taxe d'habitation). "Des économies dont je ne vois pas où elles mènent - contre le budget supplémentaire 2014" ; dans cet autre billet, la réponse de Philippe Métézeau ("Liveblogging Conseil Municipal d'Argenteuil, 17 septembre 2014").

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