Argenteuillais démocrate… sans frontière

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dimanche 25 juin 2017

Commentaire ouvert à mon ancienne directrice de campagne

une réponse parmi 168 au post Facebook d'hier soir de Marielle de Sarnez, "J'attendais ce moment depuis tellement longtemps !…"


Merci pour ce message touchant et profondément vrai, en ce qu'il revient à la source de vos engagements, et de votre espoir d'un nouveau 1974 dans la politique française.

Espoir longtemps déçu, qu'il a fallu porter plus de trente années face à la risée générale, aux frustrations, aux tentations.

Vous avez tenu ferme, avec François, veillant à le protéger de tous les arrivants ou arrivistes, manoeuvres ou manoeuvriers, qui tentaient d'emmener l'esquif vers une autre rive, ou d'autres récifs.

Les critiques se déchaînent maintenant. Elles n'ont pas attendu que les portes se referment, elles sont montées dès votre accession au gouvernement, c'est la règle en politique. Quand on n'use plus d'un humour léger pour parler de vous, c'est parce que vous êtes un pouvoir, une Bastille à prendre. (J'y ai presque toujours échappé jusqu'à aujourd'hui, mais pour le peu que j'en ai pris, les mots que vous utilisez, "déferlement de malveillance" et "emballement", me semblent tout à fait justes).

Les critiques auront d'autant plus facilement raison que la critique est facile. Mais l'art ? À part MM. Ferrand et Castaner, soit, qui a fait mieux que vous ce que vous essayiez de faire ?

Ayant pu apprécier en première ligne vos talents et votre énergie, j'espère que le voeu du groupe MoDem se concrétisera, que vous serez élue à une présidence de commission, et il me semble qu'aux Affaires étrangères vous seriez the right person in the right place.

lundi 3 octobre 2016

Un mois au centre du centre

Bonsoir les amis,

Je passe une tête pour certifier que je pense bien à vous !!! et pour faire honneur à la nouvelle plate-forme "Blogueurs centristes" à laquelle j'ai le plaisir de participer.

Vers le 1er ou le 2 septembre, un collaborateur de Jean Lassalle m'a fait passer quelques pages du livre qu'il était en train de terminer. J'ai répondu par quelques suggestions d'améliorations éditoriales, en convoquant mes vieux souvenirs comme éditeur de France démocrate.

Et hop ! Me voilà invité à participer au travail collectif de relecture et d'harmonisation… un truc qui peut prendre des siècles et qui, en septembre, m'a pris quelques jours, soirées et l'essentiel d'une nuit. Et a coupé toute inspiration pour écrire de mon côté sur ce blog ;-)

C'était une opération bien intéressante et instructive, parce que Jean parle une autre langue que moi. Il n'écrirait pas, par exemple, "c'était une opération bien intéressante". Trop insipide, trop immobile, trop peu sonore. Chaque phrase de ce livre porte. Jean dit presque exactement, je crois, ce que les Français peuvent légitimement attendre du prochain quinquennat. Pour en juger, ça devrait être quelque part comme ici.

Le week-end du 24, j'ai participé avec plaisir à l'Université de rentrée du MoDem, mon ancienne famille politique, et comme on dit au Faso, "rien ne peut contre le lien de parenté". Beaucoup de justesse dans les propos, toujours l'ambiance amicale et accueillante qui fait un bonheur d'une journée au MoDem, et la joie de retrouver tellement d'amis que je n'ose les citer ici :-) et aussi de faire connaissance dans la vraie vie de connaissances internet… et aussi d'accompagner de nouveaux adhérents à leur première "Université d'été" !

Mais aussi un peu de tristesse en ayant l'impression que mes camarades renonçaient à changer le monde. Glissaient de la mobilisation à la résignation, au "il faut bien s'y faire", au "évitons le pire".

C'est facile de dénoncer Nicolas Sarkozy. Il y a de quoi. J'ai vu Nicolas Sarkozy dans la vraie vie pour la première fois le 14 septembre, à un petit déjeuner organisé par l'Institut de l'Entreprise. J'ai été scotché, au sens de : scotché au dossier de ma chaise. Soufflé par le talent par instants, par l'énormité des propos par moments, et tout du long, par l'acharnement de l'orateur à ne pas laisser subsister un souffle d'espoir. Dénoncer, critiquer, fulminer, menacer parfois, toujours essayer de faire sentir ce pouvoir qu'il a certes perdu, mais que personne n'a repris depuis.

C'est facile de dénoncer Nicolas Sarkozy, mais la France a besoin de plus que d'éviter Nicolas Sarkozy.

Le week-end prochain je serai à Lyon pour quelques jours de travail avec les adhérents de la Marche citoyenne et Jean Lassalle.

"Pressé fortement sur ma droite, mon centre cède, impossible de me mouvoir, situation excellente, j'attaque."


Par ailleurs, sur le blog EpA : "Un mouvement terroriste mis à l'honneur à Argenteuil :-("

mercredi 24 août 2016

Face à 2017, deux choix au moins pour les Démocrates

Je vois sur Facebook, entre autres, les échanges d'amabilités… peu aimables… entre les derniers des Démocrates, dernier carré des bayrouistes d'un côté, petit cercle des lassalliens de l'autre.

Ce serait plus facile — et moins méritoire — de se comporter en bons camarades si nous étions dans un parti où abondent les suffrages et qui a le vent en poupe. La victoire attendue du FN réconcilierait même Marine et Jean-Marie.

Mais pourquoi se soupçonner, s'agresser, se faire la leçon ? La seule explication que je puisse trouver pour ces mesquineries entre Démocrates, c'est la peur partagée de disparaître tout à fait du champ politique.

Jointe, sans doute, à la conscience commune que nous sommes à un endroit important, un des endroits d'où devraient venir les solutions aux problèmes du pays.

Et entre les deux, un doute qui nous est commun, sur les façons de réussir :

  • faire campagne autour de Jean, alors que tout "l'établissement" lui fait le coup du mépris, et que les risques de marginalisation sont donc réels ?
  • ou rester immobiles autour de François, avec le vague espoir que primo Alain Juppé puisse créer assez de dynamique pour contrer d'abord Nicolas Sarkozy puis Marine Le Pen, et que deuzio ce pilier de la "première droite" s'avère, une fois élu, ouvert à des politiques démocrates ? ou faire de la politique du pire, espérer tirer notre épingle du jeu parce que Sarkozy battrait Juppé et qu'un 2ème tour Sarkozy-Le Pen effraierait plus de 33% des gens ?

Personne, à mon humble avis, n'est sûr d'avoir la stratégie gagnante.

Ce serait une bonne raison de se respecter les uns les autres :-)

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