Argenteuillais démocrate… sans frontière

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lundi 3 octobre 2016

Un mois au centre du centre

Bonsoir les amis,

Je passe une tête pour certifier que je pense bien à vous !!! et pour faire honneur à la nouvelle plate-forme "Blogueurs centristes" à laquelle j'ai le plaisir de participer.

Vers le 1er ou le 2 septembre, un collaborateur de Jean Lassalle m'a fait passer quelques pages du livre qu'il était en train de terminer. J'ai répondu par quelques suggestions d'améliorations éditoriales, en convoquant mes vieux souvenirs comme éditeur de France démocrate.

Et hop ! Me voilà invité à participer au travail collectif de relecture et d'harmonisation… un truc qui peut prendre des siècles et qui, en septembre, m'a pris quelques jours, soirées et l'essentiel d'une nuit. Et a coupé toute inspiration pour écrire de mon côté sur ce blog ;-)

C'était une opération bien intéressante et instructive, parce que Jean parle une autre langue que moi. Il n'écrirait pas, par exemple, "c'était une opération bien intéressante". Trop insipide, trop immobile, trop peu sonore. Chaque phrase de ce livre porte. Jean dit presque exactement, je crois, ce que les Français peuvent légitimement attendre du prochain quinquennat. Pour en juger, ça devrait être quelque part comme ici.

Le week-end du 24, j'ai participé avec plaisir à l'Université de rentrée du MoDem, mon ancienne famille politique, et comme on dit au Faso, "rien ne peut contre le lien de parenté". Beaucoup de justesse dans les propos, toujours l'ambiance amicale et accueillante qui fait un bonheur d'une journée au MoDem, et la joie de retrouver tellement d'amis que je n'ose les citer ici :-) et aussi de faire connaissance dans la vraie vie de connaissances internet… et aussi d'accompagner de nouveaux adhérents à leur première "Université d'été" !

Mais aussi un peu de tristesse en ayant l'impression que mes camarades renonçaient à changer le monde. Glissaient de la mobilisation à la résignation, au "il faut bien s'y faire", au "évitons le pire".

C'est facile de dénoncer Nicolas Sarkozy. Il y a de quoi. J'ai vu Nicolas Sarkozy dans la vraie vie pour la première fois le 14 septembre, à un petit déjeuner organisé par l'Institut de l'Entreprise. J'ai été scotché, au sens de : scotché au dossier de ma chaise. Soufflé par le talent par instants, par l'énormité des propos par moments, et tout du long, par l'acharnement de l'orateur à ne pas laisser subsister un souffle d'espoir. Dénoncer, critiquer, fulminer, menacer parfois, toujours essayer de faire sentir ce pouvoir qu'il a certes perdu, mais que personne n'a repris depuis.

C'est facile de dénoncer Nicolas Sarkozy, mais la France a besoin de plus que d'éviter Nicolas Sarkozy.

Le week-end prochain je serai à Lyon pour quelques jours de travail avec les adhérents de la Marche citoyenne et Jean Lassalle.

"Pressé fortement sur ma droite, mon centre cède, impossible de me mouvoir, situation excellente, j'attaque."


Par ailleurs, sur le blog EpA : "Un mouvement terroriste mis à l'honneur à Argenteuil :-("

mercredi 24 août 2016

Face à 2017, deux choix au moins pour les Démocrates

Je vois sur Facebook, entre autres, les échanges d'amabilités… peu aimables… entre les derniers des Démocrates, dernier carré des bayrouistes d'un côté, petit cercle des lassalliens de l'autre.

Ce serait plus facile — et moins méritoire — de se comporter en bons camarades si nous étions dans un parti où abondent les suffrages et qui a le vent en poupe. La victoire attendue du FN réconcilierait même Marine et Jean-Marie.

Mais pourquoi se soupçonner, s'agresser, se faire la leçon ? La seule explication que je puisse trouver pour ces mesquineries entre Démocrates, c'est la peur partagée de disparaître tout à fait du champ politique.

Jointe, sans doute, à la conscience commune que nous sommes à un endroit important, un des endroits d'où devraient venir les solutions aux problèmes du pays.

Et entre les deux, un doute qui nous est commun, sur les façons de réussir :

  • faire campagne autour de Jean, alors que tout "l'établissement" lui fait le coup du mépris, et que les risques de marginalisation sont donc réels ?
  • ou rester immobiles autour de François, avec le vague espoir que primo Alain Juppé puisse créer assez de dynamique pour contrer d'abord Nicolas Sarkozy puis Marine Le Pen, et que deuzio ce pilier de la "première droite" s'avère, une fois élu, ouvert à des politiques démocrates ? ou faire de la politique du pire, espérer tirer notre épingle du jeu parce que Sarkozy battrait Juppé et qu'un 2ème tour Sarkozy-Le Pen effraierait plus de 33% des gens ?

Personne, à mon humble avis, n'est sûr d'avoir la stratégie gagnante.

Ce serait une bonne raison de se respecter les uns les autres :-)

dimanche 13 mars 2016

2006-2016 ou 2007-2017, de l'échec du MoDem à un nouvel espoir démocrate

Un ami et ami-Facebook, MoDem fervent, écrit que

Le "parti" MoDem devait, pouvait se développer. Mais il y a eu tant de défaillances — dans le Val d'Oise, Frédéric en sait quelque chose —, d'absences, de décisions prises appparement par la seule Marielle de Sarnez que nous n'avons pas percé quand nous avions un boulevard. Tant de mauvais choix lors des différentes élections ! Il y eut de graves erreurs stratégiques. Celles de faire alliance, ce qui ne pouvait aboutir à rien, avec l'UDI, puis de se ranger derrière Alain Juppé "a priori", en sont deux.

Je partage souvent les opinions de cet ami, mais pas tout à fait celle-ci ; du moins, elle me donne l'occasion de préciser mon point de vue… et mon itinéraire.

Tout d'abord, je n'accablerais certainement pas Marielle de Sarnez, et je doute que nous ayons eu "un boulevard" à aucun moment. En tout cas, quand la vague de soutien que François Bayrou a suscitée à partir de début janvier 2007 s'est cassée début mars (ces choses-là vont vite même si leur écho dure), l'unique responsable, et c'est vraiment une décision qu'il a prise seule, c'est Nicolas Sarkozy et son "Ministère de l'Identité Nationale". Et les sous-responsables éventuels, ce sont les équipes de la campagne François Bayrou, dont moi-même, qui n'ont pas su trouver une réponse au même niveau de force.

Après cela, 2ème coup de génie de Nicolas Sarkozy (également une idée à lui personnellement, jusqu'à information contraire), avoir demandé à Hervé Morin de créer une mini-UDF (le PSLE puis Nouveau Centre) pour siphonner les élus bayrouistes. Résultat, une campagne législative parfaitement atone, 7 ou 8% des voix pour le MoDem, 3 élus soit 0,5% de l'Assemblée.

Après cela, le MoDem naît tout de même malgré les avertissements de Jean-Louis Bourlanges. 4 ou 5000 congressistes fondateurs, 60000 adhérents c'était un élan inégalé dans l'histoire française récente, mais c'était trop peu pour gagner les municipales qui arrivaient quelques mois plus tard. Devant cette situation, François Bayrou dès le Forum de Seignosse en septembre 2007 choisit de ménager la chèvre et le chou, d'essayer de garder ensemble les grenouilles centristes… Mais sans victoires électorales, quel parti peut tenir ? (sinon les extrémistes genre LO ?).

Le Val d'Oise, où nous n'avions aucune position forte à part la ville de Louvres, était un cas exemplaire de désagrégation progressive du Mouvement, malgré les bonnes volontés et l'investissement successif de nombreuses personnes de talents complémentaires.

Il nous aurait fallu des alliés. Mais lesquels ? EELV ne voulait pas, les personnalités de la société civile proches de nous (Eva Joly…) n'ont pas été convaincues par le peu de potentiel électoral qui nous restait,…

Enfin l'alliance avec l'UDI pour créer L'Alternative était un choix un peu forcé mais raisonnable, car les objectifs et la ligne politique de Jean-Louis Borloo étaient tout à fait proches des nôtres. Mais l'UDI est vite retombée dans le petit jeu de "je titille la droite juste le temps d'attirer son attention et de décrocher un strapontin", j'ignore si c'est la cause ou la conséquence du départ de Jean-Louis Borloo…

À l'arrivée, aux Municipales 2014, et peut-être pour obtenir quelques sièges de conseillers de Paris (quel autre résultat sinon ?), le Modem choisit de soutenir la droite dans toutes les grandes villes d'Ile-de-France, et la gauche dans aucune grande ville de France. Cela contredisait évidemment la notion même de "centre". Pour les militants engagés au centre, c'était la fin… ou le devoir d'assumer eux-mêmes le combat au centre sans plus compter sur l'étiquette MoDem.

Jean Lassalle fait aujourd'hui ce même pas. Bravo. On a besoin de personnes engagées pour porter dans le débat national nos idéaux, nos valeurs, notre proposition politique, appelez ça comme vous voulez. Les autres partis le font bien. Seuls ceux qui n'essayent pas sont sûrs d'échouer.

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