Argenteuillais démocrate… sans frontière

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Tag - Société-Solidarité

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dimanche 13 janvier 2019

Réponses aux questions d'Emmanuel Macron : (17 à 29) démocratie et citoyenneté

17. Faut-il reconnaître le vote blanc ?

Oui.

18. Faut-il rendre le vote obligatoire ?

Non.

19. Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ?

"Pour une représentation plus juste de tous les projets politiques", il faut que ceux-ci soient représentés proportionnellement au suffrage des électeurs, donc :

  • soit la proportionnelle intégrale,
  • soit 50% de proportionnelle, mais compensatoire (attribuée aux partis ou listes sous-représentés dans le suffrage par circonscriptions).

Mais "une représentation juste des territoires" me semble tout aussi importante. Je serais donc partisan de,

  • soit 50% de proportionnelle,
  • soit 25% de proportionnelle, mais compensatoire (attribuée aux partis ou listes sous-représentés dans le suffrage par circonscriptions).

Ça me semble tout aussi important dans les élections municipales (en grandes villes), départementales, régionales, européennes. Le besoin de représentation est identique ! Bon, là, je suis sorti du cadre des questions du Président de la République. Revenons-y.

20. Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d'élus ?

Il me semble que 400 députés et 250 sénateurs suffiraient tout à fait. En revanche les moyens d'analyse des assemblées (chargés d'études, documentation…) n'ont pas de raison d'être diminués. Au contraire.

21. Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?

À la place des 3 structures Sénat, CÉSE et CNDP, 2 suffiraient :

  • une Deuxième Assemblée composée de délégués de la société civile organisée : collectivités territoriales, ONG et autres types d'associations, entreprises… qui pourrait être complétée par des personnes de la société civile non organisée, par exemple 50 citoyen·ne·s tiré·e·s au sort, comme dans les jurys d'assises, pour 3 mois par exemple ;
  • une plate-forme d'organisation de débats publics, impliquant à la fois des parties prenantes, les simples citoyen·ne·s, et des experts.

22. Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?

a) Présence de citoyens tirés au sort (Cf. 21 et 23). b) Une plate-forme de service public pour l'organisation de débats publics (Cf. 21). c) Publier sous forme accessible tous jugements et décisions d'autorités publiques, anonymisés (en PDF texte par exemple). d) Pour que l'Assemblée ne soit plus soumise à l'exécutif et soit plus à l'écoute des citoyens, voter simultanément à la présidentielle et aux législatives. e) Mettre fin aux privilèges des parlementaires et des ministres, qui décrédibilisent l'égalité citoyenne (abolir la réserve parlementaire, exiger un casier vierge pour toute candidature au Parlement et pour tout Ministre, aligner les régimes sociaux des parlementaires (chômage, retraite) sur le droit commun, ne rembourser de frais que sur justificatifs, abolir la Cour de Justice de la République : justice ordinaire pour les Ministres,…)

23. Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?

Oui, systématiquement (Cf. 21).

24. Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l'initiative ?

a) Soumettre à référendum toute adhésion à l'Union européenne. b) Autoriser les référendums d'initiative populaire ou « votations », dès que 1% des électeurs le demandent. c) Autoriser le chef de l'État à proposer toute loi au référendum.

Au passage, hors sujet, interdire au chef de l'État de ratifier par ordonnance, sans débat public, des lois d'origine européenne.

25. Que proposez-vous pour améliorer l'intégration dans notre Nation ?

a) Restaurer le Service National, universel pour les garçons ou filles, civil (très majoritairement) ou militaire (pour des volontaires et au niveau des besoins). Affecter les jeunes à des chantiers et missions en équipes, formées et encadrées, sur des territoires nouveaux pour eux : l'entretien des forêts, des cours d'eau, des terres en friche ; veille sur l'état des quartiers, en contact avec les habitants ; animation en maisons de retraite et EHPAD ; assistance au handicap ; activités pédagogiques alternatives en écoles et collèges (programmation informatique, dialogue et chanson en langues étrangères, communication en ligne, etc.)

b) Sortir les élèves des salles de classes, leur faire découvrir le monde : séjours à la ferme, classes découverte chaque trimestre, l'alternance pour tous dès la 4ème, 1 jour / semaine.

c) Enseigner dès le primaire 2 langues vivantes étrangères, ou 1 régionale et 1 étrangère ; pour les élèves ayant une autre langue maternelle, apporter un complément en Français à la place de la LV2.

d) Enseigner à l'école, et refléter dans les médias, l'histoire des religions comme de l'athéisme.

d) Assurer une permanence d'accueil social et familial (au-delà du 115 ou des accueils ponctuels destinés aux femmes victimes de violences conjugales).

e) Lutter contre la précarisation du travail par les plate-formes, qui crée un marché de l'emploi à deux vitesses, très discriminatoire. Par exemple, bloquer la concurrence déloyale par les plate-formes, par des charges égales.

f) Simplifier l'entreprise individuelle : proposer en ligne un site public de comptabilité pour indépendants, dispensant d'association ou centre de gestion “agréé”, et faisant directement les déclarations.

g) Inciter les institutions musulmanes (ou d'autres religions concernées) à créer des formations en France pour les salariés en charge du culte ou d'institutions religieuses.

h) Assurer dans les prisons et les hôpitaux la présence d'aumôniers dont la religion corresponde à celle des personnes incarcérées ou hospitalisées.

i) Autoriser l'absence pour fête religieuse dans le privé comme c'est le cas dans le public.

j) Former et équiper les modérateurs des forums et réseaux sociaux pour répondre aux personnes qui y disent leurs difficultés.

k) tout ce qui va dans le sens de se parler, de l'action locale, de l'autonomie des communes : voir questions 8 et 10.

26. En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?

Elle est bien bonne ! "Souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs" : mais nous pouvons nous en fixer, des objectifs ! Seulement, pour sensibiliser la personne qui passe la frontière à l'importance pour elle de respecter les objectifs que l'État s'est fixé, il y aura du boulot 😆.

27. Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

Défi en quoi, pour quoi ? Quand l'un de mes enfants part en stage ou en VIE dans un pays étranger, celui-ci doit-il le considérer comme un "défi" ? Je ne crois pas, non.

Ceci dit il y a bien des passoires dans nos frontières, où se concentre une immigration illégale qui fragilise les sociétés locales concernées, et peut nous coûter très cher : Mayotte, Guyane… Nous pouvons commencer par renforcer les effectifs des douanes et les forces à ces frontières, mais il faudra trouver des solutions plus profondes.

Il y a aussi des délais de réaction de nos administrations, par exemple aux demandes de droit d'asile, qui fragilisent psychologiquement et socialement les personnes concernées, et compliquent leur départ si leur demande est jugée illégitime. C'est perdant-perdant. L'administration de l'immigration doit rattraper des années de retard dans ses techniques et ses procédures.

Je réserve mon jugement sur les aides au retour et à la réinsertion, dont le principe me semble très bien vu de loin, mais je viens d'être missionné (après appel d'offres 😃) pour en évaluer certaines, donc, devoir de réserve en attendant d'avoir rempli la mission !

28. Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ?

Je saisis mal en quoi ces "principes" ont besoin d'être "renforcés" ? Ils me semblent très bien, très forts, non ?

29. Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

Mais c'est 1984, ça ! Staline, Hitler et Pol Pot réunis !

Dans une démocratie, une personne a parfaitement le droit de ne pas "comprendre" son voisin, ou de ne pas adopter les "valeurs intangibles de la République" (intangibilité définie et garantie par qui ?!). On a même le droit d'être royaliste. Et tout républicain que je sois, je me battrais volontiers pour que les royalistes aient le droit de le rester.

Réponses aux 29 questions d'Emmanuel Macron : (1 à 6) impôts, dépenses, action publique

1.Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ?

a) imposer les profits de sociétés françaises dans les paradis fiscaux, y compris européens ; b) une taxe uniforme sur les transactions financières (p. ex. à 1/1000) ; c) une TVA sur le kérosène ; d) étendre le principe pollueur-payeur (comme dit dans le rapport Attali-Macron !) ; e) rétablir une imposition sur la fortune sur une base très large (p. ex. à 1/1000) ; f) un impôt sur le revenu plus progressif, prenant mieux en compte les charges de famille.

2. Quels impôts baisser en priorité ?

Finir de supprimer les cotisations "maladie" sur les revenus du travail ; finir ainsi de libérer les soins de santé de leur gestion "paritaire" par les syndicats patronaux et des syndicats de travailleurs, qui ont mieux à faire.

3. Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?

a) Auditer la dette publique et les raisons de l'énorme marge accumulée, sans effort ni risque, par les banques privées aux dépens du contribuable ; b) Cesser d'enliser nos armées dans des guerres civiles que leur présence finit par envenimer ; c) Cesser la concentration d'investissements sur les métropoles (GrandParisExpress, CDG Express…) ; d) Renégocier et casser si possible les PPP et autres formes de privatisation ruineuses ; e) Passer par appel d'offres pour les médicaments, sur le modèle de Pharmac en Nouvelle-Zélande ; f) Restructurer la politique du logement pour qu'elle cesse de faire grimper les prix (profitant au final aux marchands de sommeil) ; g) faire progresser techniquement nos capacités de lutte contre la fraude en créant une Agence Nationale dédiée.

4. Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ?

Par définition oui… Il y en a déjà dont le caractère contre-productif est évident : a) le "mille-feuille administratif'', communautés de communes, d'agglomération, territoires, métropoles… sources de surcoûts. Rendons aux communes leur liberté, leur efficacité, leur transparence. b) le mille-freins dans les soins de santé : la multiplication des formulaires de contrôle sans utilité pratique mais surconsommateurs du temps des soignants.

5. A l'inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?

a) Un service opérationnel de mise à l'abri des sans-abri : "personne dehors". b) Un service de la formation de recyclage, de moyenne durée (1-2 mois), s'appuyant sur les collèges et lycées techniques (pendant les congés scolaires). c) L'aide à la recherche d'emplois par les personnes, et à la recherche d'employés par les entreprises. Fonction de l'ex-ANPE qui s'est effondrée depuis sa fusion ruineuse avec l'UNEDIC. d) Les services publics locaux, maternités, centres de formation… à maintenir, réorganiser, moderniser, au lieu de les fusionner vers les grandes villes.

6. Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ? : cette question un peu absconse apparaît sans commentaire dans la lettre du Président de la République. Peut-être expliquera-t-il plus tard à quoi il faut allusion.

dimanche 26 août 2018

Éviter que des jeunes d’Argenteuil (ou d'ailleurs) ne basculent dans le fanatisme

À mon humble avis, la fracture entre une partie de la jeunesse, et la majorité de la société française, est LE problème politique pour une ville comme Argenteuil et sans doute beaucoup d'autres en France.

Les émeutes de 2005 n'avaient que le vague motif d'une éventuelle responsabilité policière dans le décès accidentel de Zyed Benna et Bouna Traoré, deux adolescents.

Aujourd'hui, 2018, les courants dits radicaux de l'islam ont une capacité d'organisation et une densité idéologique dix ou vingt fois supérieurs à ce qui pouvait exister dans la jeunesse en 2005.

J’ai trouvé en librairie un petit livre tout neuf, « Prévenir la radicalisation des jeunes », de Jean-Marie Petitclerc, éducateur professionnel dans les "quartiers difficiles" depuis 40 ans (et X :-) ).

J'en propose quelques notes de lecture sur le blog d'Engagés pour Argenteuil.

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