Argenteuillais démocrate… sans frontière

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dimanche 29 octobre 2017

Argenteuil, haut lieu du trail

Ce matin, Argenteuil a certainement battu le record du nombre de trailers courant dans la commune… et celui du nombre de personnes à l'assaut des 365 marches de la butte des Châtaigniers.

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Nous étions environ 150 hommes et femmes venu·e·s reconnaître le parcours du Trail des Châtaignes, qui aura lieu le 12 novembre.

Pourquoi "Châtaignes" ? Sans doute parce que "Châtaigniers" était déjà pris. Mais aussi parce que les athlètes vont en prendre plein la poire.

J'ai couru seulement quelques trails ou plus modestement "courses nature" : en tout cas, jusqu'ici, je n'avais jamais eu à digérer un tel enchaînement de dégringolades et de raidillons, un tel slalom entre pavés de béton égarés et stères de bûches éboulées, ni à autant me recroqueviller pour naviguer sur des sentiers taille renards. Et encore, j'ai eu la chance de rentrer chez moi juste avant le déluge de 12h30 : ceux qui avaient poursuivi la reconnaissance, sur l'itinéraire retour, y auront expérimenté la version toboggan savonné.

Pour les paysages grandioses annoncés par l'organisateur, les concurrents devront attendre le 31ème kilomètre où, après avoir grimpé 1500 mètres de dénivelée positive (quinze fois l'écart entre la plaine et la crête), ils reviendront en haut de la butte des Châtaigners, face à Paris.

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De toute façon, un trailer regarde par terre, et il a intérêt.

Déjà près de 1200 se sont inscrits, ce qui est le maximum : le Trail des Châtaignes sera peut-être la plus grande manifestation sportive, par le nombre de participants, de l'histoire argenteuillaise[1] !

Bonne chance aux 1200, et franchement, à moi-même. Je suis sûr de pouvoir boucler l'aller jusqu'au fort de Cormeilles ; mais, trop peu entraîné pour enchaîner avec le retour, il faudra que je trouve d'ici le 12 novembre la formule magique des chevilles d'acier, du gainage corset et du coeur infatigable. Bien sûr, j'aurais pu m'inscrire pour l'aller simple, le 16 km… mais renoncer à arriver à Argenteuil, #JeNeCroisPasNon !

On saura le jour J si les dieux de l'Olympe sont avec votre serviteur :-)

Mais je suis sûr d'une chose : Argenteuil et la montagne du Parisis vont devenir un très haut lieu du trail. Parce qu'une épreuve pareille, à moins de 10 km de la capitale, ça je ne l'ai jamais vu.


Post-scriptum, 13 novembre 2017 : j'ai été assez bon prévisionniste. J'aurais pu finir les 17 km à une bonne place, et ai tenu une allure assez confortable jusqu'aux 20 ou 21 km ; mais après ces deux heures de course, j'ai dû passer à deux heures de marche : le corps s'est enrayé en commençant par le bide, comme je l'avais expérimenté dans les trois dernières courses longue distance que j'avais faites, il y a quelques années. Je promets de me faire une raison, et de me réjouir simplement de pouvoir boucler 2 heures de course en bon état, dans mon deuxième demi-siècle :-) !

Notes

[1] Amis archivistes, merci de corriger le cas échéant !

dimanche 22 novembre 2015

reBorn to Run, avec mes Nouvel Équilibre à 9,95 €

J'ai testé pour vous la course sans "amorti", et ça marche. Et c'est bon pour l'algodystrophie.

Si vous courez, une fois par an ou plus, vous avez sans doute entendu parler de la mode de la foulée naturelle ou du minimalisme. Vous avez pu voir quelques stars photographiées en five-fingers. Ou les pubs de la Ni** Fre*. Ou bien, une personne bien inspirée vous a offert pour Noël "Born To Run" :

Le pitch : un journaliste, Chris Mc Dougall, passionné de course à pied, est miné par les blessures. Il entend parler des études du professeur Daniel Lieberman, de l’Université d’Harvard, qui met en évidence que les forces à l’impact sont moindres lorsqu’on a une foulée midfoot (mi pied) qu’une foulée sur le talon.

Chris décide d’aller éprouver cette théorie chez des Indiens Mexicains, les Tarahumaras, qui ont l’habitude de courir pendant des heures dans les montagnes, pieds nus ou chaussés de simples sandales. Il en revient barefooter convaincu et de nouveau en pleine possession de ses moyens. Pas de quoi en faire un livre ? (…)

Et pourtant, une fois la lecture entamée, on ne peut plus lâcher ce livre car il faut reconnaître qu’il est sacrément bien foutu, pour parler vulgairement. On y trouve de tout : des personnages hauts en couleur, des stars de la course à pied comme Scott Jurek, de la science, de l’ethnologie, des récits de course, des conseils pratiques…

J'ai alors essayé petitement. Un quart d'heure de courses en "bateau" ou avec ce vieux modèle de Decath*** NewFe** me démontrait que oui, on peut courir sans talons surcompensés…

NouvelEquilibre.jpg

… et d'ailleurs, si vous avez 45 ans ou plus, vous l'avez vécu : avant l'arrivée des Ni** Air, on courait en Stan Smith et autres "baskets" à la semelle plate comme la main, et bien plus fine qu'un doigt. Et on n'en mourait pas.

À en croire "Born To Run", c'est depuis qu'on se perche sur des plate-formes caoutchouteuses, que nos genoux en prennent plein les genoux : l' "Air" aurait fait la fortune des kinés sportifs.

Bon, mais 15 minutes de footing pieds à plat, c'était les mollets en béton le lendemain. L'expérience avait tourné court : j'étais resté en chaussures classiques d'aujourd'hui.


Coup de théâtre il y a juste un an : je suis passé par ma fenêtre, tombé sur le béton, sanctionné d'une double fracture à la cheville gauche. Au lit. Et 6 semaines plus tard, plâtre enlevé, c'était presque pire : poser le pied et plier cette cheville gauche, par exemple en voiture pour débrayer, n'était pas cool du tout.

Je découvrais l'algodystrophie. Un machin qui guérit toujours, je vous rassure, mais "en 9 à 15 mois… avec raideurs séquellaires qu'il faut essayer d'éviter."

Il n'y a pas de remède ; la kiné débloque bien (merci !) mais c'est comme la potion magique — son effet disparaît rapidement.

J'ai pu reprendre le vélo à partir d'avril, le footing en juin-juillet. C'était la bonne occasion pour changer de foulée : courir "sans amorti", ça signifie en fait : demander à la flexion du pied de se charger de l'amorti. Faire travailler la cheville au lieu du genou. C'est pile ce qu'il me fallait.

Cinq mois plus tard, bilan des courses :

  • Au début, les mollets dégustent vraiment. Mais ça passe vite : je cours maintenant 1h30 confortablement. Avec des NewFe** qui n'auront bientôt plus de semelles du tout ;-)
  • La foulée est vraiment différente : plus courte, plus économique peut-être… moins rapide. Je suis encore 10% plus lent que mes chronos d'il y a 2 ans.
  • Les sensations sont bien meilleures : on se sent accélérer, on sent le terrain (aussi quand il est caillouteux… ce qui est tout de même rare !), et… on s'entend bien claquer du pied quand on "pioche" au lieu de courir !

Quant à ma cheville, habituellement raide un bon quart d'heure le matin au réveil, elle apprécie le travail. Je craignais qu'elle ne souffre au rythme de la compétition. J'ai tout de même repris celle-ci cet automne, avec les 10 km d'Argenteuil. Le lendemain matin, ma cheville s'est réveillée en pleine forme ! Ça m'a donné envie d'enchaîner avec les 10 km de Sannois, le dimanche suivant.

La ronde d'Ermont prévue le dimanche 15 novembre a été annulée suite aux attentats du vendredi 13 — c'est le moindre des méfaits des terroristes.

Mais ceux-ci m'auront donné envie de vous faire partager cette expérience de la "foulée naturelle".

Pour reconstruire, en commençant au sol !

samedi 5 octobre 2013

La résolution du sportif

(Musée des Beaux-Arts, Lyon)

Herakles_Bourdelle.jpg

À propos, près de chez nous :

  • les 10 Kilomètres d'Argenteuil dimanche 13 octobre — bizarrement, l'inscription ne peut se faire que par courrier postal (nos vies ne seraient donc pas entièrement digitales ?)

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